PAR LES INFL. DE LEURS ORGANES SECRET
les progrès de l'inflammation, celte plus grande quantité de matière coagulable est incontestable, ainsi elle se montre simultanément dans le sang et dans les produits des sécrétions des organes enflammés.
i5^6. Si l'inflammation diminue et marche vers la résolution, aussitôt qu'elle est arrivée à sa période d'état, et même avant d'y être parvenue, la sécrétion augmente, si déjà elle était diminuée; elle devient plus liquide, moins coagulable ; elle diminue ensuite quand la phlegmasie disparaît, et elle se rapproche de sa quantité et de ses qualités normales.
1527. Aussitôt que la phlegmasie est arrivée à toute son intensité, la sécrétion supprimée reparaît bientôt; son produit est alors encore très coagulable; il atteste par le sang pur qu'il contient en plus ou moins grande quantité , et par son extrême concrescibilité, qu'il contient encore une grande proportion de matière concrescible ; mais aussi il montre en même temps, par une teinte plus ou moins opaque, et parles proportions variables d'une matière comme pulvérulente qui se remarquenr en lui , qu'un produit nouveau va se présenter.
- 1^28. Ce produit nouveau est le pus; il est en quantité plus ou moins grande dans les fluides sécrétés par tous les organes sécréteurs enflammés, et ces fluides vont en se rapprochant de plus en plus de cette substance , qui finit dans beaucoup de cas par former la majeure partie des produits inflammatoires. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la phlegmasie doit ne pas avoir commencé rapidement à marcher vers la résolution aussitôt qu'elle est développée, pour que l'on observe ces produits puriformes ou purulents; il faut qu'il y ait eu, comme on disait autrefois, coction de la maladie"
5l2 ALTERATIONS DES FLUIDES
I52Q. ®n voit donc en général qu'il y a deux périodes bien tranchées dans les altérations de sécrétions des organes enflammés. Dans la première, formation en quantité variable de produits plus ou moins coagulables, modifiés à des degrés variables, selon l'intensité de la phlegmasie et selon l'organe affecté, parles éléments constitutifs du sang; à cette période correspond la formation de la couenne, et la concrescibilité plus grande du sang; c'est alors aussi que se forment toutes les concrétions pseudo-membraneuses. Dans la deuxième période , ces concrétions n'ont plus lieu même dans les séreuses ( i3o) où elles sont si faciles; les fluides sécrétés sont plus ou moins purulents et en même temps le sang, quoique plus concrescible, présente aussi une couenne en rapport avec les changements que l'on remarque dans l'inflammation locale (142g). Si les inflammations éprouvent des recrudescences , on voit dans la deuxième période reparaître les mêmes fluides dont la sécrétion a été observée dans la première.
i53o. Dans les inflammations chroniques, les fluides sécrétés par les organes malades sont , en quelque sorte, dans un état moyen entre l'état puriforme et l'état de crudité; car on remarque en même temps , et un excès de principes coagulables , et une proportion plus ou moins grande de matière puriforme. Si l'inflammation éprouve des recrudescences, elle se rapproche pour les produits de la première période de l'état aigu. Si, au contraire, la phlegmasie diminue, la sécrétion déjà augmentée devient encore plus copieuse et plus ou moins purulente; ce n'est que lorsque la chronicité est très grande et l'inflammation très modérée que le fluide sécrété en plus grande quantité est plus séreux , et aussi moins coa-