CONCLUSIONS
4° Il existe dans la cavité thoracique des Cétacés, des masses organiques considérables formant des plexus ou ganglions vasculaires.
2° Ces masses vasculaires sont situées entre la face interne de la paroi thoracique et la plèvre costale ; elles n’ont point d’enveloppes particulières ;
3° Ces organes sont artériels, car ils proviennent de branches vasculaires qui sortent de l’aorte;
L° Quoique les principales masses de ces plexus vasculaires artériels soient dans le thorax, cependant quelques appendices sortent de la poitrine vers son sommet, pour se porter entre les couches musculaires du dos. Plusieurs prolongemens de ces réseaux plexiformes parviennent jusqu’à la base du crâne, s’enfoncent dans cette cavité par le trou occipital. D’autres prolongemens pénètrent par les trous de conjugaisons, jusque dans le canal rachidien;
5° Les Cétacés sont dépourvus de veines azygos proprement dites, situées dans la poitrine, mais à l’intérieur du canal rachidien on aperçoit des veines, formant deux troncs qui représentent les
Azygos. Ces troncs veineux, de grosseur inégale entre eux, reçoi-
vent les veines intercostales, lombaires, caudales, etc., et une grosse veine unique perce à droite la paroi de la poitrine pour aller s'ouvrir dans la veine cave supérieure ;
6° Ces plexus artériels décrits dans ce Mémoire ne sont pas destinés à neutraliser les effets de la pesanteur de l’eau qui presse sur le corps des Cétacés ;
7° Nous les considérons comme recevant et gardant en réserve une grande quantité de sang artériel, qui revient dans l’aorte lorsque l'animal est sous l’eau et que la respiration ne s’exécnte plus;
8° Ce retour du sang dans l'aorte est produit soit par la pression de ces plexusentre le poumon distendu par l’air et les parois dela poitrine rendues fixes ; soit par des anastomoses entre des artères sortant de ces plexus et des branches situées hors de la poitrine et plus ou moins loin de ces plexus : ces branches de communication sont toujours très-déliées.
9° Ces plexus artériels doivent donc ètre considérés comme un diverticulum sanquinis , appartenant à l'appareil circulatoire et respiratoire. Ils donnent aux Cétacés la faculté de rester quelque temps sous l’eau , sans avoir besoin de respirer l'air atmosphérique.
10° Ces plexus artériels sont bien distincts des réseaux veineux abdominaux et sous-cutanés considérables, dont plusieurs anatomistes ont parlé depuis long-temps, et dont M. de Baer a donné
l'histoire et la figure tout récemment.