CHAPITRE, SEPTIÈME
LES PLEXUS ARDÉRIELS DÉCOUVERTS DANS LE THORAX DES: CÉTACÉS/, ONT—ILS, DES, ANALOGUES.DÉJA CONNUS PARMI LES TISSUS ANIMAUX? !
$ XL. Si nous examinons les divers tissus avec lesquels ces plexus vasculaires peuvent être comparés, nous voyons que c'est avec le tissu caverneux ou érectile, bien que ce tissu soit essentiellement veineux.
Le tissu érectile est originel ou accidentel. Le premier entre comme principal élément dans les corps caverneux du pénis, du clitoris, du corps spongieux de l’urètre, du mamelon, etc.; en général dans tous les organes susceptibles d'éprouver une turgescence, un orgasme, par un afflux considérable de sang dans les aréoles dont ils sont composés. Dans les corps caverneux du pénis on voit une enveloppe fibreuse, dense ; mais élastique: donnant naissance, par sa face interne, à des lames qui divisent la
cavité en aréoles.ou vacuoles, des-vaisseaux.sanguins, et principar
palmipèdes qui fréquentent les bords de ces étangs. Ces -ophidiens paraissent être ovo-vivipares. Dans un individu de cette espèce, M. Lamare-Picquot a trouvé dixsept petits vivans renfermés, dans des enveloppes très-minces.
lement des veines qui se répandentrsur ces lames, et qui,.peu.à peu, perdent leur caractère vasculaire. Ges veines, en effet , ré+ duites à leur membrane interne, ne forment plus de cylindres complets; bientôt elles sont ouvertes sur un point de leur circonférence, et finissent par ne former qu'une simple lame, qui se confond avec la trame fibreuse-en la revêtant. Les travaux de Malpighi (1), J. Hunter (2), Cuvier (3), Mascagni (4); Duvernoy (5), Ribes (6), Moreschi (7), Farnèse (8), Tiedemann (9), Panizza (10), etc., ont.jeté beaucoup de lumière sur la structure de ces corps. Cependant, ils n’ont pas suffisamment démontré la structure essentiellement veineuse de ces organes et les métamorphoses que subissent les veines. Nous nous proposons de donner bientôt un mémoire sur ce sujet. Les artères n’entrent dans la for-
mation des corps caverneux que d’une manière bien secondaire,
-{1) Dissént> pist. ivarïi:aredm.-in opèr0mn. <— Vol. 4L.
(2) Observat. on certain parts of the anim. Economy; in-4°, — London
1792. : 18) bictionnairecdes lsciencésinédicalés >Art-c4veriéux.
(4) Prodrome della grande anatomia etc. <— Firenze, 1819.
(5) Commentar. peropol. Il, p. X00.
(6) Exposé sthmlaié @e énletdüésrechéiéhes andton. sétié ét L Mér. de la Soc. médic. d’émul., t. VII.
(7) Commentarium de urethræ corporis phase structurà, etc. — Mediolani, 1817. ; ù 1
» (8) Élogid delccelebre-anatomico PadloMascagni Foséani; ‘etc. Milano, 4846.
Note additionali del dottore Tom. Farnese, etc, — Miano, 1818.
9) Notice Sur les corps caverneux de la verge du cheval, ‘suivie de quelques réfléxions Sarl phénomène dé léréction. 22 Joürhal comiplém. déesse. i6d., t0V, p. 282.
(40) Del corpo cavernoso dell urethra. Cap. 1, p. 7.
Osservazioni antropo-zontomico-fisiologiche, etc, — Pavia, 1850. H
quoique tout récemment M. J. Muller ait donné de nouvelles notions sur leurs dispositions et sur leurs usages ; enfin, des nerfs nombreux pénètrent le tissu albuginé de ces organes.
Il existe donc des différences bien grandes entre les plexus artériels des cétacés et le tissu caverneux érectile. Une enveloppe et une trame fibreuses , des veines , principalement des veines, constituent le tissu lui-même, dans lequel beaucoup de rameaux nerveux viennent se terminer , tandis que les plexus vasculaires des cétacés sont exclusivement artériels. Il n’y a ici ni enveloppe, ni trame fibreuse, ni membrane propre à ces tissus, et les nerfs avec lesquels ces plexus sont en connexion ne leur appartiennent pas, et ne font que les traverser. c
La rate ne ressemble pas davantage à ces plexus. Cet organe, pourvu d’une enveloppe fibreuse , est essentiellement formé par des veines (1). Chez les cétacés la rate n’est représentée que par des corps très-petits et bien distincts des plexus artériels de la cavité du thorax.
Les procès ciliaires, avec lesquels on voudrait découvrir quelque ressemblance relativement à l'arrangement des vaisseaux, n’ont pas non plus de membrane propre; mais ils sont formés exclusivement par des veines.
Nous necomparerons pas non plus les plexus vasculaires que nous avons décrits dansles chapitres précédens avec ceux dont le célèbre professeur K'-E. de Baer a fait l'histoire et donné les figures tout
récemment. Ces derniers organes sont essentiellement. veineux, et
(4) Heusinger.
BA si nous avions voulu nous arrêter à des plexus de cette nature chez les Cétacés, nous aurions eu à décrire des réseaux infinis, qu'on ne voit aussi développés chez aucun autre genre de mammifères (4).
S XLI: Quant au #issu érectile accidentel, il est de plusieurs espèces : tantôt de nature veineuse, et c’est à cette espèce qu'il faut rapporter les nœvi materni, etc.; tantôt il est à la fois artériel et veineux : c’est celle que M. Grœæfe a décrite sous la dénomination de Télangiectasie. Enfin, il en est une espèce formée par des artères ; ces vaisseaux se divisent et se subdivisent à l'infini, forment des réseaux , et parviennent jusqu’à une ténuité capillaire. De plus, ces artères ne sont pas isolées ou situées en dehors de tout canevas parenchymateux , elles se ramifient dans un tissu qui rend leur disposition tout-à-fait distincte de celle des Plexus vasculaires des
Cétacés.
(1) Voyez le mémoire de Ch.-K.-E. de Baer : Uber das gefæss-system des Braunfishes, Acta Acad, Cæsar. Leop. Carol. Natur, Curios., vol. XVII, p. 4. Tab, XXIX,