ARRIEN
Arrien était de Nicomédie. Sa science et son éloquence , qui lui firent donner le titre de nouveau Xénophon, relevèrent dans Rome à toutes les dignités , jusqu'au consulat même. On peut croire que c'est le même qui gouverna la Cappadoce dans les dernières années d'Adrien, et qui repoussa les Alains. Il vécut à Rome sous Adrien , Antoniu et Marc-Aurèle.
Il était disciple d'Épictète , le plus célèbre philosophe de ce temps-là. Il avait fait en huit livres un ouvrage sur les Entretiens d'Épictète : nous n'en avons que les quatre premiers. Il avait composé encore beaucoup d'autres ouvrages.
On. a les sept livres qu'il a écrits sur les expéditions d'A-
I Dans la PrèAice de Mithridate.
lexandre : histoire d^autant plus estimable , qu'elle part de la iDain d^un écrivain qui était en même temps homme de guerre et bon politique. Aussi Photius lui donne-t-il la gloire d'avoir écrit mieux que personne la vie de ce conquérant. Ce critique nous a donné un abrégé de celles des successeurs d'Alexandre, qu'Arrien avait aussi écrites en dix autres livres. Il ajoute que le même auteur avait fait un livre sur les Indes > ; et on l'a encore , mais on en fait un huitième livre de Thistoire d'Alexandre.
Il a fait aussi la description des côtes^du Pont-Euxin. On lui en attribue une autre de celles de la mer Rouge , c'est-à-dire des côtes orientales de l'Afrique, et de celles de l'Asie jusqu'aux Indes. Mais il semble qu'elle soit d'un auteur plus ancien ', contemporain de Pline le naturaliste.
ÉLIEN (CLAUDIUS iELIANUS ).
Élien était de Préneste ^ , mais avait passé la plus grande partie de sa vie à Rome ; c'est pourquoi il se dit lui-même Romain. Il a fait un petit ouvrage en quatorze livres , qui a pour titre liistorix varias , c^est-à-dire Mélanges (T histoire ; et un autre en dix-sept livres sur l'histoire des animaux. Nous avons un écrit en grec et en latin sur l'ordre observé par les Grecs dans l'arrangement des armées, adressé à Adrien, et fait par un Élien. Tous ces ouvrages peuvent être du même auteur 4, qu'on croit être celui dont Martial loue l'éloquence dans une épigramme^.