DES SCIENCES SUPÉRIEURES
Nous voici arrivés à ce qu'il y a de plus grand et de plus élevé . dans Tordre des connaissances naturelles ; j'entends la philosophie et les mathématiques , qui en sont une branche , qui ont sous elles un grand nombre d'arts et de sciences qiii en dépendent ou qui y ont rapport, et dont Tétude demande, pour y réussir, de la force et de l'étendue d'esprit, et perfectionne à son tour ces qualités naturelles. On conçoit bien que des matières si variées, si étendues, si importantes, ne peuvent être traitées ici que très-superficiellement. Je ne prétends pas même les embrasser toutes, ni en faire un détail exact. J'en cueillerai la fleur, pour ainsi dire , et je m'arrêterai à ce qui me paraîtra le plus propre à satisfaire , ou plutôt à exciter la curiosité des lecteurs peu éclairés sur ces matières , et à leur donner une légère idée de l'histoire des grands hommes qui se sont distingués dans ces sciences , et des progrès qu'elles ont pu faire en passant des anciens aux modernes; car il n'en est pas ici comme des belles lettres , où certainement , pour ne rien dire de plus , les siècles postérieurs n'ont rien ajouté aux productions d'Athènes et do Rome.
Toutes les sciences dont je dois ici parler peuvent se diviser en deux parties , qui sont la philosophie et les mathématiques. La philosophie fera la matière de ce vingt-huitième livre , et les mathématiques celle du suivant , qui sera le dernier.
876 HISTOIBE ANCIENNE.