‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 132 sur 468 · Corippus, Johaiinide, VII · texte numérisé non relu

Corippus, Johaiinide, VII

Urbs Laribus mediis surgit tutissima silvis.

2. Comptes rendus de VAcadéinie des Inscriptions, 1909, p. 468. Châtelain, dans Mélanges de VÉcole de Borne, XXX, 1910, p. 77 et suiv.

3. Pline, XVI, 216 : « Meinorabile Uticae templum Apoliinis, ubi cedro Numidica Irabes durant ita ut positae fuere prima urbis eius origine, amù^ MCLXXVIll. » — Biiimner {Technologie der Gewerbe, II, p. 392) croit qu'il s'a^ril de genévrier. Je ne vois pas de raison d'adopter cette opinion.

4. Il n'y a pas de cèdres en Tunisie, ni dans le Nord de la province de Gonstantine (sauf au Nord-Ouest de cette province, dans les Babors, région qui, à l'époque de Pline, faisait partie de la Maurétanie, et non de la Numidie).

a. Johann., III, 304 :

In mediis tremuit Romanos currere silvis.

Il s'agit d'un personnage qui était chef des tribus de l'Aurès.

U. .\ppien, Lib., 97.

7. Johann., II, 5, 9, 164, 167, 182, 2-37, 424, 463, 471, 484; III, 204, 211, 218; IV, 630; VI, 42; VIII, 173. Les textes de Corippus ont été pour la plupart cités par Lacroix, Rev. africaine, XIII, p. .349-350; conf. Tissot, Géoaraphie, I, p. 277; Diehl, CAfrique byzantine, p. 405-G.

GsELL. — Afriiiuc du Nord. I. *"

impossible de dire où était Ifera, « aux forêts épaisses' », dans quelles régions vivaient les Silcadenit^ les Silvaizan, les Maca^es^ dont les territoires étaient boisés. Nous connaissons cependant l'emplacement des forêts au milieu desquelles le général Solomoji livra une bataille qui lui fut funeste '' : elles étaient situées près de Cillium (Kasserine), entre Sbéitla et Fériana^ Les saltus que Pline signale au delà de la petite Syrte, vers le Sud", n'étaient peut-être pas de véritables forêts'. Rappelons enfin les bois très épais qu'Hérodote indique à la colline des Grâces ^ au Sud de Lebda, en Tripolitaine, et ceux qui, d'après Strabon, ombrageaient le cap Céphales' (cap Misrata), un peu plus à l'Est.

On sait que le mot saltus signifiait espace couvert de végélation naturelle'" et, le plus souvent, forestière". A côté de ce sens propre, nous rencontrons fréquemment en Afrique un sens dérivé : grand domaine '^ Avant d'être mis en valeur, plus d'un de ces domaines dut être, partiellement ou totalement, couvert de forêts ou de broussailles'*. Mais il ne faudrait pas

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