‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 136 sur 468 · Basset, /. c · texte numérisé non relu

Basset, /. c

6. Il est étonnant que Pline ne parle pas de l'Afrique dans le passage du livre XVI (34) où il traite du liège. Pour la Gaule, il dit expressément qu'elle n'a pas de chênes lièges, ce qui est inexact. — Diodore de Sicile (XX, 57) mentionne une ville, <I>e)./.ivYi, qui fut prise par des troupes d'Agathocle à la fin du iv° siècle avant J.-G. Ce nom, comme on l'a fait remarquer, vient peut-être de (pe),).ô;, chêne liège.

7. Parmi les arbrisseaux, ou indique des myrtes (Salluste, Jag., XLVIII, 3), des lauriers (C. /. L., Vlll, 7730), des tamarix (Corippus, Johann., VI, 372 : « stériles... myricae » ; lieu appelé Tamariceto, entre Berrouaghia et Sour Djouab : Gsell, dans Rev. africaine, LUI, 1909, p. 22). Pour le lotus, voir liv. II, chap. ii. — Pline (XIX, 63) signale comme un fait curieux l'existence d'une mauve en arbre, près de la ville de Lixus, sur la côte océanique de la Maurétanie: « Elle est haute de vingt pieds et d'une telle grosseur que personne ne peut l'embrasser. • Ou ne voit pas de quoi il s'agit. Lacroix (Rev. africaine, XIII, 1869, p. 164) montre qu'il ne faut pas penser à un cotonnier arborescent.

8. Voir Lacroix, L c, p. 171-2, 374-8; Tissot, Géographie, I, p. 278-282. Les principaux textes qui indiquent la provenance africaine, et plus parliculièrement maurélanienne, du citrus sont : Varron, Sat. Menipp., fragm. 182 (dans Petronii Satirae, édit. Biicheler); Pomponius Mêla, III, 104; Pétrone, Salir., CXIX, 27-28; Lucain, IX, 420-430. et X, 144-3; Pline, V, 12; Xlll, 91 et 93; Martial, IX, 22, 3; XII, 66, 6 ; XIV, 89 el 90. Allusion dans Strabon, XVII, 3, 4.

9. Masinissa envoya aux Rhodiens du bois de 9 Jov (il s'agit de citrus : voir plus loin), en môme temps que de l'ivoire : Suidas, s. v. 6jov.

10. Pline, XIII, 92; conL ibid., 102. Tertullieu, Depallio, 3.

belles pièces, il était de la couleur du vin mélangé de miel. Il présentait soit des veines, soit des taches brillantes : de là, les noms de tabulae tigrhiae et pantherinae qu'on donnait à ces tables'. On employait pour les faire des loupes qui croissaient sur les souches- et qui étaient parfois très larges. La plus grande table d'un seul morceau appartint à un affranchi de Tibère; elle mesurait près de quatre pieds. Une autre, que posséda Ptolémée, roi de Maurétanie, était plus grande encore (quatre pieds et demi), mais elle était formée de deux pièces ajustées ^ On fit aussi avec ce bois des crédences, des placages de meubles et de portes, des lambris, des vases, etc*. Le citrus ressemblait, dit Pline l'Ancien, par le feuillage, l'odeur et le tronc, au cvprès sauvage". L'eau de mer le desséchait, le durcissait et le rendait incorruptible ^ C'est le même arbre'' que Théophraste * appelle (I'jov, ou 9ja. et qu'il indique comme existant en Cyrénaïque et dans l'oasis de Zeus Ammon. « Il ressemble au cyprès par la forme, les branches, les feuilles, le tronc, le fruit. . . ; son bois est entièrement incorruptible. Sa racine est veinée et o-n en fait des ouvrages très soignés. » D'après ces renseignements, le citrus est le thuya [Callitris quadrivalvis), dont la souche forme « ces belles loupes noueuses, si richement marbrées de rouge fauve et de brun, qui en font un bois d'ébénisterie des plus précieux^ ». Actuellement, il est de taille médiocre. Mais nous savons par Pline '" que les forêts du mont

1. Pline, XIII, 96-97. Voir, ibid., 98-99, d'autres détails sur le cilrus.

2. Pline (XIII, 9o) dit : « Tuber hoc est radicis, maximeque laudatum quod sub terra totum fuerit. » Conf. XVI, 185.

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