‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 137 sur 468 · XIII · texte numérisé non relu

XIII

Ancorarius, qui avaient fourni «les plus beaux thuyas, étaient déjà épuisées de son temps '.

Le général Suétonius Paulinus, cité par le même auteur^, signalait, au pied de l'Atlas (au Maroc), des forêts épaisses, formées d'arbres inconnus ailleurs, d'une grande taille, au tronc poli et sans nœud, ressemblant par leur feuillage au cyprès et exhalant une forte odeur ^; « ils sont recouverts d'un duvet léger, avec lequel des gens habiles pourraient faire des étoffes, comme avec de la soie ». Peut-être, ainsi qu'on l'a supposé*, ces arbres merveilleux étaient-ils simplement des pins, infestés de chenilles processionnaires, qui y auraient construit des bourses soyeuses de couleur blanche, leur servant d'habitations communes^.

Telles sont les indications que les anciens nous ont laissées sur les forêts de l'Afrique septentrionale.

L'étendue et la densité des forêts, la répartition des espèces qui les composent dépendent du climat, de l'altitude et de la constitution géologique du soP.

En Berbérie, la région forestière par excellence est la longue zone qui s'étend en arrière du littoral, depuis la grande Kabj'lie jusqu'au delà de la Khoumirie : zone montagneuse, où les

Page 1