De anima, 30. Conf. De pallio, 2, in fine
2. Gsell, dans Rec. de Conslanline, XXXVl, 1902, p. 32 et suiv.
3. Bell Vand., Il, 13, 1, et II, 10. 10 Conf. DiehI. VASmae by:anluie, p. 43.
ir)4 LES C0NDIT[0NS DU DÉVELOPPEMENT HISTORIQUE.
tion de certains boisements de thu3'as'. Des documents du Bas- Empire indiquent, nous l'aAons vu, que des quantités importantes de bois étaient expédiées à Rome. En Afrique même, la population, très dense, devait en consommer beaucoup pour la charpenterie, la menuiserie, le chauffage; il fallait du charbon pour traiter les minerais dans des exploitations situées^ généralement en pays de montagne et de forêt ^
Les incendies, accidentels ou prémédités, étaient sans doute fréquents, comme de nos jours ^ Par les chaudes journées d'été, quand souffle le siroco desséchant, une étincelle suffît pour causer des dommages très étendus. Allumé à dessein, le feu préparait le sol pour la culture, en l'enrichissant de la potasse fournie par les cendres; il mettait à la disposition du bétail, j|i l'année suivante, une végétation herbacée vigoureuse et les jeunes pousses du recrû*.
La destruction des forêts a pu aussi accompagner les maux qu'entraînaient les guerres. Corippus nous montre des indigènes révoltés brûlant les arbres en Byzacène ^ Il est vrai qu'il s'agit surtout d'arbres fruitiers. On nous dit que, vers la fîn du vif siècle, la fameuse héroïne berbère, la Kahena, fît couper partout les arbres qui, depuis Tripoli jusqu'à Tanger, formaient des ombrages continus ®. 11 y a là, certainement, une forte exa-