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Les haches plates deviennent très rares

6. Pallary, Instructions, p. 34, 50. On la rencontre dans quelques îles très voisines du littoral, Zaffarines, Habibas, Rachgoun : Pallary, ibid,, p. 52.

7. Bonnet, Revue d'ethnographie, VIII, 1889, p. 154. Flamand, dans l'Anthropologie, III, 1892, p. 150-2. Pallary, l. c, p. 52. Voir aussi Maumené, Bull, archéologique du Comité, 1901, p. 304-5.

8. Moghar et Tahtani : Flamand, Bull, de la Société d'anthropologie de Lyon, XX, 1901, p. 199, flg. IV (reproduite dans Revue de VÉcole d'anthropologie, X, 1900, p. 262, flg. 45, et XII, 1902, p. 172, fig. 63). Cette coilfure de plumes se retrouve à Tyout (Gsell, Monuments antiques de V Algérie, I, p. 42 : tète d'un archer) et aussi, semble-t-il. à Asla (Flamand. Bull, de géograi'hic historique, 1903, p. 512, flg. 11).

Il y en a qui portent des ceintures, minces* ou larges*, dont quelques-unes paraissent serrer de courtes tuniques^ Des personnages sont peut-être ornés d'un collier^, de bracelets', de pendeloques tombant autour des bras^ Plusieurs chasseurs, accompagnés de chiens, tiennent des arcs'> Des objets, adaptés obliquement à un long manche, ressemblent aux haches en boudin qu'on découvre dans les stations \ Des instruments coudés pourraient être des bâtons de jet, ou boumerangs'. Les boucliers, sans doute en peau, sont soit ovales*", soit arrondis

1. Tyout : Gsell, /. c, I, p. 42, flg. 10. Ksar el Ahraar : Pomel, Singe et homme, pi. l, fl». 1 (c'est une femme).

2. Moghar : Flamand, Bull, de la, Soc. d'anthr. de Lyon, l. c.

3. Tyoul : Gsell, l. c. (en bas, sur la droite). Moghar : Flamand, l. c.

4. Er Richa : Delmas, Bull, de la Société dauphinoise d''ethnologie et d'anthropologie, IX, 1902, p. 140, flg. IV, et p. 144.

5. Er Richa : Delmas, l. c, p. 140, flg. iv; p. 14.3, flg. vi, et p. 144.

6. Tyout : Tissot, /. c, I, p. 491, flg. 49; Pomel, L c, pi. Il, flg. 2; Gsell, l. c. Tissot (p. 490) donne une autre interprétation : « une femme semble porter une tunique, dont les manches sont ornées de franges ».

7. Tyout : Tissot, l. c, flg. 49; Pomel, L c, pi. II, flg. 2, 3, 7; Gsell, i. c. Conf. une gravure saharienne, vue par Barth dans la région de Ghat : Reisen und Entdeckungen, I, fig. à la p. ?10.

8. Ksar el Ahmar : Flamand, dans V Anthropologie, III, 1892, p. 148-9 et iol; Pomel, l. c, pi. II, flg. o; Gsell, l. c, p. 43, fig. 12 (cet objet est tenu par un homme). Asla : Pomel, l. c, pi. I, flg. 7 (objet isolé). A Tyout, deux personnages tiennent un instrument allongé, à extrémité coudée, qui peut être une hache emmanchée : Flamand, l. c.

9. .Asla : Pomel, L c, pi. I, flg. o et 6 (« casse-tête »); conf. Flamand et de Mortillet, Assoc. française, Paris, 1900, I, p. 210-1. Peut-être aussi sur une image rupestre de la région de Constantine : Bosco et Solignac, Bec. de Constantine, XLV, 1911, pi. IV à la p. 338 (conf. p. 337). — Le boumerang était une arme des Libyens voisins de l'Egypte : Percy Newberry, Béni Hasan, I, pi. XLV et XLVII; Diimichen, die Flotte einer àgyptischen Kônigin, pi. VI et XI. Il était peut-être encore en usage à l'époque historique chez les Macae, peuplade des Syrtes : Silius Italicus, III, 277 (« panda manus est armata cateia »); peut-être aussi chez les Garamantes : gilius, III, 318-9 (« cui tragula semper fulniineara armabat, celebratum missile, dextram »);conf. Damsté, Mnemosyne, XXXVllI, 1910, p. 227-8 et p. 231. — Sur les gravures de Khauguet el Hadjar, dans la région de Guelma, les personnages représentés tiennent soitun instrument coudé (hache eoimanchée? boumerang? hoyau?), soit un bâton courbe (boumerang?), soit un objet qu'on a comparé à une raquette carrée : Vigneral, Ruines romaines du cercle de Guelma, pi. IX etX: Gsell, l. c, p. 47.

.10. Bou Alem. Bouclier de forme ovale, autant qu'il semble, sur la gravure rupestre saharienne vue par Barth, Reisen, l. c. (à moins que ce ne soit un arc). Sur une gravure qui existe près d'Asla, dans le Sud oranais, un personnage tient peut-être un petit bouclier rond : "Flamand. Bull, de géographie historique, 1903, p. 512, flg. 11.

en haut et en bas, avec des échancrures latérales S rappelant la forme du bouclier dit béotien ^

Les gravures de l'oued Itel (au Sud-Ouest de Biskra), qui sont peut-être aussi du même temps, nous montrent des hommes avec un vêtement couvrant le haut de la poitrine et probablement agrafé sur une épaule : on doit supposer que c'est une peau de bête. Un autre personnage, vêtu d'une tunique (?), lient un bouclier à double échancrure^

Une troisième civilisation néolithique nord-africaine est, au moins en partie, contemporaine de la précédente, puisque, dans diverses stations, on découvre pêle-mêle des objets typiques des deux industries \ Mais elle remonte à une époque plus ancienne, partiellement contemporaine du néolithique des grottes, auquel elle est mélangée dans l'abri de Redeyef^

Elle peut être appelée saharienne, car elle a couvert de stations et d'ateliers le Sahara oriental français, aujourd'hui si

1. Asla : Pomel, l. c, pi. I, fig. 9; Flamand, l. c, p. 506, fig. 6. Je ne crois pas qu'on puisse y voir une double hache : l'objet présente au milieu un motif allongé, qui ne s'expliquerait pas sur une hache.

2. En usage, au second millénaire avant J.-C, dans la Méditerranée orientale, et plus tard encore en Grèce : voir Lippold, dans Munchcner archâologische Studien dem Andenken A. Furtwânglers gewidmet, p. 410 et suiv. ; A. J.-Reinach, Revue de Vhisloire des religions, 1910, 1, p. 210, 215. C'était aussi la forme des ancilia romains, qui se conservèrent dans les cérémonies religieuses. 11 n'est du reste pas nécessaire de croire à l'origine commune de ces divers boucliers. Celte forme est naturellement donnée par une peau de quadrupède, tendue sur une armature en bois (conf. A. J.-Reinach, ibid., 1909, II, p. 327). Dans l'Afrique australe, les Betçhouanas se servent encore de boucliers analogues : voir Schurtz, Urgeschichie der Kultur, p. .352.

3. Rec. de Conslantine, XXXIIl, 1890, pi. à la p. 304. Conf., pour l'homme au bouclier, ibid., XXXVIII, 1904, pi. à la p. 167; Bull, de géographie liislorique, 1903, p. 506, lig. 7.

4. Aïn Sefra : Lenez, dans l'IIoinme préhislorl(jue. II, 1904, p. 111-113; Pallary, dans VAnthropologie, XVUl, 144-5. Région d'Igli et Tidikelt, dans le Sahara : musée d'Alger. Voir aussi plus haut, p. 200, n. 3 (vers la fin), l'indication de pointes berbères trouvées dans des stations à industrie saharienne.

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