‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 193 sur 468 · Bust., I, 32 (tribulum · texte numérisé non relu

Bust., I, 32 (tribulum

7. Conf. probablement Servius, à Virgile, Géorgiques, I, 164 : •< Tribula, genus vehiculi omni parte dentatum unde teruntur frumenta, quo ma.xime in Africa ulebaatur. »

pays* : les haches polies passent pour des pierres tombées du ciel avec la foudre et sont conservées comme amulettes ^

1. En Afrique, dans la région du Niger : Desplagnes, le Plateau central nigérien,

2, Haches polies dans des marabouts de l'Oranie : Bleicher, dans Matériaux pour l'histoire primitive de l'homme, XI, 1875, p. 201-2 et flg. 83-86 (conf. Cartailhac, l'Age de pierre dans les souvenirs et les superstitions populaires, Paris, 1878, p. 89 et flg. 59-60); Pallary, Assoc. française, Besançon, 1893, II, p. 688 (Saint-Hippolyle); Doumergue, Bull. d'Oran, 1910, p. 420. — Ce fut peut-être pour cette raison que trois haches polies, en silex, furent déposées sous une dalle de pierre, dans l'enceinte qui entourait un dolmen des Béni Snassen (Nord-Est du Maroc) : Vélain, Revue d'ethnographie, IV, 1883, p. 310-1 ; que d'autres furent placées dans des dolmens do Guyotville (près d'Alger) et de Djelfa : Bull, de la Société algérienne dt> climatoloaie. VI. 1869. o. 70 (si ces indications sont exactes, ne dont ie doutej.

« A l'origine, dit Salluste *, l'Afrique fut habitée par les Gétules et les Libyens, gens rudes et sauvages, qui se nourrissaient de la chair des bêtes fauves et aussi, comme le bétail, de l'herbe des champs... Errants à l'aventure, ils s'arrêtaient là où la nuit les surprenait. »

Il n'y a dans ce passage que de simples hypothèses sur le genre de vie des premiers habitants de l'Afrique du Nord'-. Il n'est pas nécessaire, nous l'avons dit, de supposer qu'ils aient tous mené une existence vagabonde ^ D'autre part, les découvertes faites dans les stations préhistoriques prouvent que la chasse leur procurait, en effet, une large part de leur alimentation : chasse qui, surtout à l'époque quaternaire, visait souvent des animaux très vigoureux et où les ruses, les pièges donnaient des résultats plus sûrs que les attaques ouvertes.

Pendant longtemps, les Africains s'y livrèrent sans auxi-

1. Jug., XVllI, 1-2 (d'après un ouvrage écrit en langue punique; voir plus loin. chap. vi).

2. Voir dans Denys le Périégète (187 et suiv. : Geogr. gr. min., II, p. 112) des indications analogues sur la prétendue vie des indigènes restés sauvages.

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