‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 194 sur 468 · Voir p · texte numérisé non relu

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liaires. Le chien n'apparaît que dans quelques grottes à mobilier néolithique^; il s'agit sans doute d'un animal domestiqué hors de la Berbérie et qui n'y fut introduit qu'assez tard. A l'époque des stations néolithiques berbères en plein air, il était le compagnon de chasse de l'homme, comme l'attestent les gravures rupestres de Tyout". Les chiens qui y sont figurés ont des oreilles droites : peut-être appartenaient-ils à une race descendant du chacal, auquel se rattache probablement celle qui est aujourd'hui la plus répandue dans l'Afrique septentrionale et qui sert du reste à la garde % non à la chasse \ Une autre image rupestre du Sud oranais^ semble représenter un chien apparenté aux slouguis actuels (lévriers), race originaire du Nord-Est de l'Afrique®.

Les primitifs se nourrissaient aussi de mollusques marins et terrestres ^ Il est vraisemblable, bien que les documents

1. M. Pallary ne le signale que dans les couches les plus récentes des grottes d'Oran : Assoc. française, Caen, 1894, II, p. 741. — A la grotte du Grand-Rocher, près d'Alger, on a recueilli de nombreux ossements de chiens : Pomel, Carnassiers, p. 30, 32, 34, 35, pi. XI-XIV. Mais appartenaient-ils bien à la couche néolithique? Flamand {Assoc française, Ajaccio, 1901, II, p. 730) indique aussi le chien dans une grotte de Mustapha-Supérieur, à Alger. Il aurait été également retrouvé dans la grotte des Bains-Romains, près d'Alger : Ficheur et Brives, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, GXXX, 1900, p. i486.' Mais, si cette déterininalion est exacte, il me paraît dit'ticile d'admettre que les ossements de canidés découverts en ce lieu l'aient été dans la même couche que les restes d'hippopotames et de rhinocéros.

2. Pomel, Singe et homme, pi. II, fig. 2 et 3. — 11 y a peut-être aussi des images de chiens à Ksar el Ahmar (Pomel, Bubalus antiquus, pi. X, fig. 1), à Tazina (Flamand, Bull, de la Société d'anthropologie de Lyon, XX, 1901, p. 195, fig. ii) et à Guebar Rechim, dans le Sud oranais: à Khanguet el Hadjar, près de Gueltiui; à l'oued Itel, au Sud-Ouest de Biskra (Rec. de Constantine, XX.XVIII, 1904, planches à la p. 167, " pierre n° 1 », « pierre n° 3 >•). Un chien paraît être représenté auprès d'un homme sur une gravure de la région de Constantine : Bosco et Solignac, Rcc. de Constantine, XLV, 1911, pi. II, à la p. 336.

3. Nous savons par Valère-Maxime (IX, 13, ext., 2) que Masinissa se faisait garder par des chiens. Élicn prétend, d'autre part, que les Libyens nomades n'avaient pas de chiens (Nal. anim., VI, 10).

4. Dans l'antiquité, des chiens africains furent même dressés à la guerre. PIIik; l'Ancien, VIII, 142 : • Garamantum regem canes ce ab exilio reduxere, proi'liali contra resistentes. »

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