Lortet et Gaillard, p. 87 et
disque)'. Quantaux chèvres, ellesnesontpoint venues d'Europe, où l'on ne constate pas l'existence de la race naine africaine. Mais, comme cette race paraît se rattacher à la chèvre égagre^ qui vit encore à l'état sauvage dans l'Asie occidentale, il est probable qu'elle a été importée par le Nord-Est de l'Afrique.
L'élevage de la chèvre et du mouton est si aisé et si utile qu'il dut se développer rapidement en Berbérie, comme chez les indigènes plus voisins de l'Egypte ^ Cependant il n'y a pas lieu de croire, avec Movers*, que les Libyens aient été à cet égard les maîtres des Grecs : les arguments invoqués par le savant allemand n'ont, à notre avis, aucune valeur ^
Nous ne savons pas quel était l'aspect des ânes sauvages qui vécurent dans l'Afrique du Nord jusqu'en pleine époque historique'^. Des ossements d'ânes ont été recueillis dans quelques
1. Voir chapitre suivant. — Oa peut se demander si des béliers à cornes transversales ne sont pas représentés sur des peintures rupestres de la région de Ciinstantine (Bosco et Solignac, Rec. de Constantine, XLV, 1911, pi. IV et V, aux p. 338 et 340). Mais ces images sont d'une facture si maladroite qu'il est impossible de rien aflirmer. Peut-être ceux qui les ont tracées ont-ils indi(iué les cornes dans une position inexacte, afin qu'elles fussent plus distinctes. Et ces prétendus béliers ne seraient-ils pas des mouflons?