‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 211 sur 468 · Voir p · texte numérisé non relu

Voir p

0. Fenestella, auteur du début de l'Empire, cité par Pline (XV, 1), affirmait qu'il n'y avait d'oliviers cultivés ni en Italie, ni en Espagne, ni en Afrique au temps de Tarquin l'Ancien, c'est-à-dire au début du vi' siècle. Nous ne savons pas sur quoi il fondait cette assertion.

6. Au IV* siècle, les habitants de l'Ile de Djerba faisaient de l'huile avec dos fruits d'oliviers sauvages (Périple de Scylax, 110 : Geogr. gr. min., I, p. 87). Mais s'ils n'avaient pas imité les Phéniciens pour la greffe, ils avaient pu apprendre d'eux la fabrication de l'huile.

7. Pour l'olivier sauvage, les Berbères, comme les Arabes, se servent du mot zeboudj; il est douteux que ce mot soit d'origine berbère.

8. Et donné par eux à la ville de Zitha, sur la petite Syrte, près de Tile de Djerba : conf. Tissot, Géographie, II, p. 200.

là un léger indice d'une culture très ancienne. Au reste, il est certain qu'en dehors du territoire punique, l'oléiculture et la viticulture ne se sont guère propagées avant la domination romaine.

Au v^ siècle, les Nasamons, peuplade du littoral de la' grande Syrte, allaient s'approvisionner de dattes à Augila, au Sud de la Cyrénaïque \ C'était sans doute de l'Orient, des oasis égyptiennes, que les habitants de ce lieu et d'autres oasis situées plus à l'Ouest- avaient reçu les leçons qui leur permettaient de se livrer à une culture pénible. Peut-être s'était-elle répandue au Sud-Est de la Berbérie dès une époque reculée : nous avons montré l'étroite parenté de la civilisation néolithique saharienne avec celle de l'Egypte protohistorique ^ En tout cas, il n'y a pas lieu de croire que les Phéniciens aient contribué à la diffusion de la culture du dattier au Sahara^.

Assurément, les Phéniciens ont pris une part fort importante au développement de la civilisation dans l'Afrique du Nord. Il ne faut cependant pas l'exagérer, comme on l'a fait trop souvent. Les indigènes de cette contrée n'ont pas attendu la venue des navigateurs syriens pour pratiquer l'élevage, et l'agriculture. Quelques-uns de leurs progrès furent-ils dus à leur initiative intelligente? Nous l'ignorons. Mais nous pouvons affirmer qu'ils reçurent beaucoup de l'étranger, nous avons des raisons de supposer qu'une bonne partie de ces précieuses acquisitions leur vint d'Egypte.

Page 1