‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 217 sur 468 · Conf. Reinach, Cultes, mythes et religions, I, p · texte numérisé non relu

Conf. Reinach, Cultes, mythes et religions, I, p

3. Nat. anim., I, .57. Conf. ibid., XVI, 27, où Élien cite Agatharchide. Voir aussi Pline, VII, 14; Varron, apud Priscien, Instit., X, 32, dans Keil, Grammatici latini, II, p. 524: Lucain, IX, 898-908; Silius Ilalicus, 1,413: Dion Cassius, LI, 14. Varron et Lucain disent que les serpents qui servaient à l'épreuve étaient des aspics.

4. On pourrait se demander si le nom des Psylles n'avait pas quelque rapport avec celui des serpents auxquels ils étaient alliés. Ce nom aurait été une onomatopée, imitant le sifflement des reptiles.

insensibles à leurs morsures. Au dire des Libyens, quand un Psylle craignait que l'enfant mis au jour par sa femme ne fût adultérin, il remplissait de cérastes un coffre, dans lequel il jetait le nouveau-né. Si les serpents, d'abord menaçants, s'apaisaient dès que l'enfant les avait touchés, l'auteur de l'épreuve «n concluait que cet enfant était bien son fils.

Une forme de la zoolâtrie, dont les rapports avec le totémisme restent fort obscurs S a consisté dans l'adoration d'un animal appartenant à une espèce déterminée et choisi d'après certaines marques : on croyait qu'une divinité s'incarnait en lui. L'Egypte ancienne était pleine de ces dieux animaux, qui se retrouvent en Berbérie. Tels devaient être le taureau des Laguatan dont parle Corippus et le bélier des montagnards' marocains que signale El Bekri. Il faut en dire autant des béliers représentés sur les rochers du Sud oranais avec des insignes spéciaux, qui prouvent qu'on les distinguait nettement du menu peuple de leurs congénères. Nous allons voir que ces animaux sacrés devaient être considérés comme les incarnations d'un grand dieu.

D'autres gravures rupestres nous montrent des images oii la forme humaine est associée à une forme animale. Dans le Sud oranais, à Er Richa, c'est un homme assis, à oreilles de lièvre, tenant de la main droite un bâton (?) recourbé-; sur des gravures que Barth^ a vues à Telliz Zarhène (dans le Sahara, région de Ghat), ce sont deux personnages debout, se faisant vis-à-vis* : l'un a une tête de bœuf ou d'antilope et est pourvu d'une queue; il tient un arc et des flèches; la tête de l'autre offre, selon Barth, une vague ressemblance avec celle de l'ibis *;

1. Si l'on veut admettre des rapports : hypothèse très contestable.

2. Delmas, Bull, de la Société dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie, IX, 1902, p. 140, fig. IV. Dessin qui m'a été communiqué par M. Flamand.

Page 1