IV, 180 et
ti. Gonf. Mcltzer, Geschichte der Karthagcr, I, p. 07.
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Hérodote et des auteurs plus récents signalent chez les Libyens, ou qualifient de libyques d'autres divinités qu'ils désignent sous des noms grecs. Nous étudierons plus tard ces textes, qui se rapportent à l'époque historique. Les dieux qu'ils mentionnent n'ont peut-être pas été tous adorés dans la contrée que nous appelons la Berbérie, puisqu'il y eut des Libyens, beaucoup mieux connus des Grecs, dans des régions plus orientales; d'autre part, il est possible que l'épithète « libyque » n'indique pas toujours une origine indigène, mais qu'elle s'applique parfois à des dieux introduits en Libye par les Phéniciens'.
Si la connaissance des divinités des temps préhistoriques nous échappe presque complètement, nous ne sommes pas mieux informés des rites.
Des gravures rupestres d'El Haria (à l'Est de Constantine) ^ de Khanguet el Hadjar (dans la région de Guelma^), de l'oued Itel (au Sud-Ouest de Biskra)S du Sud oranais^ montrent des hommes et des femmes ^ se tenant debout ou fléchissant les genoux, les bras plus ou moins levés ^ Tantôt les mains sont ouvertes et vides; tantôt elles tiennent des objets qui sont le plus souvent difficiles à déterminer* : à Ksar el Ahmar, probablement une hache emmanchée^; à l'oued Itel, des objets ovales, rayés de stries. L'attitude de ces personnages'" fait
1. L'Hercule qui passait pour le fondateur de Capsa (Gafsa) est qualifié de libyen par Salluste (Jugurtha, LXXXIX, 4), de phénicien par Paul Orose (V, lo, 8).
2. Bosco et Solignac, Rec. de Constantine, XLV, 1911, pi. II, à la p. 336.
3. Yigneral, Buines romaines du cercle de Guelma, pi. IX et X.
4. Blanchet, Rec. de Constantine, XXXIII, 1899, pi. à la p. .304.
5. A Ksar el Ahmar, Tyout, Moghar, Asla, Karrouba. Voir Pomel, Singe et homme, pi. I, fig. 1 ; Gsell, Monuments antiques de l'Algérie, I, p. 42, fig. 10, et p. 45, fig. 12; Flamand, Bull, de la Société d'anthropologie de Lyon, XX, 1901. p. 199, flg. IV ; Delmas, Bull, de la Société dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie. IX, 1902, p. 14.3, fig. VI.
6. A Ksar el Ahmar, le sexe d'une femme est indiqué très nettement (Pomel, l. c).
7. Ils lèvent généralement les deux bras. Cependant, à l'oued Itel, on voit trois personnages qui ne lèvent que le bras gauche (Blanchet, l. c). A Karrouba, un homme lève seulement l'avant-bras gauche (Delmas, l. c),