‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 231 sur 468 · Barth, Reisen, I, flg. à la p · texte numérisé non relu

Barth, Reisen, I, flg. à la p

cet art primitif. Constater par l'examen des patines que, dans le Sud oranais, les figures anciennes sont bien antérieures aux graffites libyco-berbères, cela permet seulement de dire qu'elles doivent remonter au moins au premier millénaire avant J.-C. La faune représentée dans cette région, et aussi dans le Sud du Maroc, comprend des espèces aujourd'hui disparues et qui avaient probablement besoin d'un climat plus humide que le climat actuel'. Mais ce n'est pas une preuve d'une antiquité très reculée- : nous savons que l'éléphant existait encore dans l'Afrique septentrionale au début de notre ère ^ Nous avons dit que les hommes qui tracèrent ces images avaient des animaux domestiques, chiens, moutons, chèvres, bœufs, chevaux; qu'ils se servaient, autant qu'il semble, de haches emmanchées, identiques à celles que l'on trouve dans les stations néolithiques récentes; que quelques-unes de ces stations ont dû être habitées par eux'^. Peut-être est-il permis de préciser davantage, si l'on admet avec nous que le cheval ait été introduit d'Egypte en Berbérie^ et que les béliers coiffés d'un disque soient des images du dieu égyptien Ammon^ Il deviendrait vraisemblable que les gravures représentant des chevaux et des béliers sacrés ne sont pas antérieures au Nouvel Empire, qu'elles ne datent guère que de la deuxième moitié du second millénaire''. D'au-

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