A Chenini : Bertholon, Assoc, l. c, p
13. Gollignon, Revue d'anthropologie, 1888, p. 6; Bertholon, Assoc, l. c, p. 1040; voir aussi le même, Assoc, Lille, 1909, II, p. 908-9 (à El Djem). Sur le littoral, plus ouvert que l'intérieur du pays aux éléments étrangers, des blonds européens ont pu s'introduire dans ces derniers siècles. Voir cependant le texte de Scylax cité plus loin.
14. Voir, entre autres, Bertillon, Bull, de la Soc. d'anthr., 1882, p. 391 (Kabylie); Papillault, ibid., 1897, p. 341 (Aurès); Joly, /. c. p. 36 (Titleri). — De même au Maroc : voir, par exemple, Mouliéras, le Maroc inconnu, II, p. 777.
15. Bertholon, Bull, de géogr. histor., 1891, p. 428-431 ; Assoc, Reims, p. 104! (au Nord de la Medjerda). CoUignon, Rev. d'anthr., 1888, p. 7 (massif central et cote orientale). Borlholon. Assoc, Lille, p. 908 (Tunièie méndionaie); l'Anthropologie, VIII, 1897, p. 4(13-5, 414-5 (île de Djerba). Etc.
des cheveux et des yeux à nuances intermédiaires entre la couleur claire et la couleur foncée : il est permis de croire que les gens qui offrent ces caractères ont eu des blonds parmi leurs ancêtres. Des blonds sont aussi signalés en Cyrénaïque^ Il y en aurait jusque dans les tribus nomades du Sahara, mais ils n'y forment certainement qu'une infime minorité ^ Notons enfin qu'au Sud-Ouest du Maroc, les cheveux blonds paraissent avoir été fréquents chez les Guanches, qui habitaient les îles Canaries avant l'occupation espagnole ^
11 est inutile de discuter l'opinion qui rattache ces blonds aux Vandales^, ou celle qui en fait des descendants de soldats gaulois, introduits par Carthage et par Rome ^ Nous savons qu'après leur défaite, les Vandales disparurent à peu près de l'Afrique septentrionale". Les Gaulois qui y vinrent au service des Carthaginois et des Romains ne furent pas très nombreux et, en général, ils ne durent pas faire souche dans le pays; il n'est du reste pas prouvé qu'ils aient été surtout des gens blonds, La grande extension de ce type doit faire admettre qu'il a existé et qu'il s'est répandu en Berbérie dès une époque lointaine.
Il n'était pas inconnu des anciens \ Au vf siècle de notre ère, au lendemain de la destruction du royaume vandale, Ortaias, prince indigène, affirmait à Procope qu'au delà de
1. Bertholon, Assoc, Reiras, p. 1038-9 (dans le djebel Lakhdar).
2. Daumas, cité par Vivien de Saint-Martin, l. c, p. 57, note. Deniker, d'après Elissoieff, Rev. d'anthropoiogie, 18SG, p. 3.54. Duveyrier {les Touareg du ^ord, p. X82) parle seulement de quelques yeux bleus.
3. Broca, Revue d'anthropologie, 1870, p. 402. Verneau, Archives des missions, 3" série, XIII, 1887, p. 58.3-4.
4. Shaw, Voyages dans plusieurs provinces de la Barbarie (traduct. française de 1743), I, p. 1.50, et beaucoup d'autres depuis, jusqu'à Quedenfeldt, Revue africaine, XLVI, 1902, p. 107. Contra : Broca, l. c, p. 398-403.
5. Opinion indiquée par Faidherbe, Bull, de VAcadémie d'Hippone, IV, p. 08, et CùUcclion complète des inscriptions numidiques, p. 19. Conf. Perier, l. c, p. il.