‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 257 sur 468 · Johannide, VI · texte numérisé non relu

Johannide, VI

Nec color ipse fuit captivis omnibus unus. Concolor illa sedet cum nigris horrida natis, Corvorum veluti videas nigrescere puUos, Matre sedente super....

3. Solin, XXX, 2 : « Gararaantici Aethiopes ». Isidore de Séville {EtymoL, IX, 2, 128) indique aussi les Garamantes comme un peuple d'Éthiopiens. Ptolémée (1,8, 5, édit. Millier) est disposé à les ranger parmi les Étliiopiens : rapafj.5(VTwv... ôvTfi)v T£ -/.al a-jTôiv "iSr, [j.â).).ov Al6;Ô7rwv. Strabon (II, 5, 33; XVII, 3, 19) et Denys le Périégète (v. 217-8) les en distinguent. Hérodote, qui sépare les Libyens des Éthiopiens (voir plus haut, p. 276, n. 2), mentionne cependant parmi les Libyens nomades (conf. au chap. 181 du livre IV) une peuplade de la région de la grande Syrte que nos manuscrits appellent rapâuavts; (IV, 174). Mais ces indigènes semblent n'avoir eu rien de commun avec les Garamantes du Fezzan (voir Vivien de Saint-Martin, l. c.,p. .50) etle texte primitif paraît avoir porté TaiJLsio-avTsç (conf. Mêla, I, 47 et 23; Pline, V, 44 et 4.ï). — Les Garamantes étaient certainement de couleur très foncée. Ils sont qualifiés de perusti par Lucain (IV, 679), de furvi par Arnobe (VI, 5); un poète africain écrit {Anthologia latina, édit. Riese, p. 155, n" 183) :

Faex Garamaniarum nostrum processit in axem Et piceo gaudet corpore verna niger.

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