IV
5. Au Sud du Maroc, sur la cùte de r.\tlantique, oii les anciens signalent des Éthiopiens, la limite septentrionale des véritables nègres est aujourd'hui vers le cap Blanc.
6. Il est possible que, dès l'époque d'Hérodote, les Nasamons, peuple libyen du littoral de la grande Syrte, aient possédé l'oasis d'.\.ugila, où ils allaient en automne faire la récolte des dattes (Hérodote, IV. 172 et 182).
tribus se répandirent non seulement par tout le Sahara S mais même au delà de la boucle du Niger.
Qu'étaient ces Ethiopiens? Le mot grec AlO-lo-sç, que les Latins adoptèrent, veut dire gens au visage brûlé. Il s'appliquait aux véritables nègres-. Il a pu désigner aussi des hommes dont la peau, sans être absolument noire, était naturellement très foncée ^ Il est vrai que Mêla, Pline et Ptolémée mentionnent dans le Sahara des Ethiopiens blancs*; mais, à notre avis, il ne s'agit pas d'Ethiopiens à la peau blanche, termes qui auraient été contradictoires^ : nous croyons plutôt que cette dénomination peut s'expliquer par la coutume qu'auraient eue des noirs de se peindre le corps en blanc ^
Gomme les baratines actuels, les Ethiopiens dont parlent les anciens devaient être doués d'une constitution leur permettant de résister aux fièvres et de se livrer à la culture.
On peut admettre qu'à l'époque historique, des esclaves
1. Pour quelques retours offensifs des États nègres dans cette contrée, voir Schirmer, le Sahara, p. 226 et 238.