‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 261 sur 468 · Conf. Gautier, l. c, p · texte numérisé non relu

Conf. Gautier, l. c, p

2. Crâne de négresse dans une tombe punique de Carthage : Bertholon, Revue générale des Sciences, 1896, p. 974, n. 1, et apud Delattre, la Nécropole de Douïniès (extrait du Cosmos, 1897), p. 23, n. 1. Nourrice de deux Carthaginoises, dans Plante, Poenulus, 1112-3 : « statura haud magna, .corpore aquilost,... specie venusta, ore atque oculis pernigris ». Saint Augustin, Enarr. in psalm. XXXIII, 2' partie, 15 : esclave « colore tetro ». Passio Marcianae, 3 (dans Acta Sanctorum BolL, Anvers, 1643, Jauuar., I, p. 569) : à Caesarea de Maurétanie, un gladiateur nègre, « de nation barbare, de couleur noire ». Anthologia latina, Riese, p. 155, n" 183 : vers cités plus haut, p. 298, n. 3; ils se rapportent à un noir qui élait venu du pays des Garamantes à Hadrumète. Lettre du diacre Ferrand à saint Fulgence, dans Migne, Pair, lat., LXV, p. 378 : mention d'un jeune serviteur nègre à Carthage, « colore Aethiops, ex ultimis credo barbarae provinciae parlibus, ubisicco solis ignei calore fuscantur, adductus ». Une mosaïque de Timgad représente un nègre avec une exactitude qui semble indiquer que l'artiste avait sous les yeux des modèles vivants : Ballu, Bull, archéologique du Comité. 1906. p. 209 (conf. d'autres nègres, figurés sur des mosaïques d'Hippone et d'El Djem : de Pachtere, Mélanges de V École française de Rome, XXXI, 1911, pi. XIX-XX; Merlin, Procès-verbaux de la Commission de V Afrique du Nord, avril 1913, p. xi). — 11 est vrai que des nègres ont pu être amenés d'Orient, par Alexandrie : voir Anthologia la na, \ 277-8, n" 353-4; p. 251, n° 293; p. 155. n" 182.

la Ligurie*. En Algérie, des crânes tirés de deux grottes à mobilier néolithique de la région d'Oran^ ont paru présenter des caractères négroïdes, sur lesquels on n'a pas insisté jusqu'à présent. Sous des dolmens de la nécropole de Koknia (au Nord-Ouest de Guelma), on a aussi trouvé plusieurs crânes qui ont été attribués à des nègres et à des mulâtres \ Ces tombes, il est vrai, ne sont probablement pas fort antérieures à notre ère; les conditions politiques et économiques permettaient alors des relations entre la Berbérie et les pays du Sud habités par des Éthiopiens. Il s'agit donc, peut-être, d'immigrés ou de descendants d'immigrés, venus isolément jusqu'en Numidie. Mais un passage de Diodore de Sicile, relatif à l'expédition d'Agathocle, mentionne, à proximité d'une ville de Phelliné (<ï>sAÀbr,), une tribu tout entière, les Asphodélodes, qui rappelaient les Ethiopiens par la couleur de leur peau\ S'ils avaient été simplement des gens brunis par le soleil, il n'y avait sans doute pas de raisons pour qu'ils différassent de leurs voisins et leur coloration n'aurait pas frappé les Grecs. Phelliné signifiant, autant qu'il semble, la ville des chênes lièges", ces Asphodélodes visités par les soldats d'Agathocle ne pouvaient guère habiter que dans le Nord de la Tunisie ou le Nord-Est de la province de Constantine. Était-ce une tribu autochtone? une colonie d'Éthiopiens venus des oasis sahariennes ou même de plus loin? Nous ne saurions le dire^ Mais il convient

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