Voir plus haut, p. 145, n
G. Au début du \' siècle avant J.-C, il y avait en Sicile, dans une armée carthaginoise, des soldats auxiliaires qui étaient très noirs, « nigerrimi », dit Frontia (Stratag., I, H, 18). Mais nous ne savons pas d'où ils venaient.
d'observer que, dans la Khoumirie, véritable pays du chêne liège, M. Bertholon* a constaté l'existence d'un très grand nombre d'individus chez lesquels il a retrouvé le type du Djerid : ils formeraient environ le tiers de la population de cette région montagneuse.
Il y a donc quelques indices de l'existence d'Éthiopiens indigènes dans le Tell à l'époque préhistorique, aux temps antiques, peut-être même jusqu'à nos jours. Faut-il voir en eux les plus anciens habitants de l'Afrique du Nord? Ils auraient été refoulés par les ancêtres des Berbères et ne se seraient maintenus que dans des montagnes d'accès difficile et à la lisière méridionale de la contrée dont ils auraient été auparavant les seuls maîtres^? Nous pouvons le supposer, mais, à vrai dire, nous n'en savons rien.
Nous ignorons également les origines des Berbères bruns'. Toutefois, il est permis d'affirmer qu'ils sont apparentés à une grande partie des habitants des îles méditerranéennes et de