‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 265 sur 468 · Bertholon, Bull, de la Soc. d'anthr., 1896, p · texte numérisé non relu

Bertholon, Bull, de la Soc. d'anthr., 1896, p

2. Colligaon, les Basques {.Mémoires de la Soc. d'anthr., 3' série, I, 1895), p. 45. — Nous avoQS indiqué la même conformation dans le type du Djerid. Elle se retrouve chez les Bedjas, les Abyssins, les Gallas : conf. Deniker, l. c, p. 504.

3. H. Martin, Bull, de la Soc. d'anthr., 1881, p. 461. Tissot, Géo'jraphie, I, p. 402. Lissauer, l. c, p. 327, 528.

4. Hamy, apud Bertrand, l. c, p. 294. Verneau, Revue d'anthr., L c.

0. Roget de Belloguet, Ethnogénie gauloise, 2» édition, II, p. 331 et suiv. Kobelt, Beisecrinnerungen, p. 214-5. Mehlis, Archiv fiir Anthropologie, XXVI, 1899-1900, p. 1078; ibid., Neue Folge, VIII, 1909, p. 273. Modestov, Introduction à Vhistoire romaine, p. 122. Etc. (conf. la bibliographie donnée par Pais, Atli delV Accademia dei Lincei, Série terza, Memorie délia classe di scienze morali, VII, 1881, p. 276, n. 1).

6. Sergi, dans son livre Origine, etc. (voir plus haut, p. 305, n. 4). Modestov, l. c, p. 107 et suiv.

7. Kaltbrunner, Recherches sur l'origine des Kabyles, extrait du Globe, Genève, 1871. Fr. Millier, Allgemeine Ethnographie, 2" édit., p. 42 et 81. Stuhlmann, Ein kulturgeschichtUcher Ausjlug, p. 127-9.

8. D'Arbois de Jubainville, les Premiers habitants de l'Europe, 2° édit., \, p. 21, 24, 69,

à mesure qu'elles s'avançaient vers l'Orient'. On a admis qu'une « race » blonde n'a pu se constituer que sous un climat froid et on a cherché la patrie primitive des blonds africains dans le Nord de l'Europe-. On les a qualifiés d'Aryens ^ ou même de Celtes^; on leur a attribué l'introduction des dolmens en Berbérie^ D'autres sont d'avis qu'ils appartenaient aux « peuples de la mer », signalés par des documents égyptiens, et qu'ils sont venus du Nord-Est, des rives de l'Archipel, au cours du second millénaire avant Jésus-Christs

Mais le terme aryen ne signifie rien au point de vue anthropologique et n'a de valeur que pour le linguiste; rien ne prouve du reste qu'une langue de la famille indo-européenne (nommée inexactement aryenne) ait été parlée dans le Nord-Ouest de

1. Tissot, Géographie, I, p. 409; conf. Broca, Bemie d'anthropologie, 1876, p. 397.

— Noter que, si l'on s'en tient aux documents de l'antiquité, on peut croire au contraire que les blonds étaient fort nombreux dans le voisinage de l'Egypte, en Cyrénaique et sur la côte orientale de la Tunisie.

2. F'aidherbe, Collection complète des inscriptions niimidiques, p. 23-24; le même, Bull, de la Soc. d'anthr., 1869, p. 537-8; 1873, p. 606. Topinard, ibid., 1873, p. 643-6. Broca, l. c, p. 393 et suiv. Masqueray, Revue africaine, XXII, 1878, p. 278. Bertholon, Assoc. française, Lille, 1909, II, p. 909. Luschan, apud Meinhof, /. c, p. 244-5. Stuhlmann, l. c, p. 129. Etc. : voir les indications bibliographiques de M. Mehlis, .4rc/iw, N. F., VIII, p. 262. M. Mehlis adopte cette opinion et la précise : la migration a eu lieu vers la fin du troisième millénaire et l'on peut retrouver à travers l'Europe des traces du passage de ces Aryens septentrionaux.

3. Lenormant, Histoire ancienne de l'Orient, 9' édit., II, p. 282; VI, p. 606. Tissot, L c, p. 409-410. V. de Lapouge, l'Aryen, p. 201. Etc.

4. H. Martin, Rev. archéologique, 1867, II, p. 395, et Bull, de la Soc. d'anthr., 1881, p. 402.

5. H. Martin, II. ce. Faidherbe, II. ce. et Congrès international d'anthropologie de Bruxelles, 1872, p. 411, Topinard, l. c. Broca, l. c. Verneau, Revue d'anthropologie, 1886, p. 21. Etc. — Contra : Schirmer, De nomine populorum qui Berberi dicuntur, p. 71-72. Comme le fait remar(iuer Lissauer (Zeilschrift fiir Ethnologie, XL, p. 528), il n'y a pas de dolmens dans le Djurdjura, où les blonds sont nombreux.

— De son côté, M. Collignon (Bull, de géographie historique, 1886, p. 320 et 346) serait disposé à attribuer l'introduction des dolmens aux petits dolichocéphales bruns : l'aire de ce type et celle des dolmens concorderaient à peu près dans la Tunisie centrale. On peut renvoyer les deux opinions dos à dos.

6. Lenormant, l. c, II, p. 282-3. Berlholon, Revue tunisienne, IV, 1897, p. 417 et suiv.; VI, 1899, p. 50-51. — M. Brinton (the Ethnologie affinities of the ancient Etruscans, dans Proceedings of the american philosophical Society, X.WI, 1889, p 510-1) croit que les blonds africains étaient proches parents des Toursha (l'Unisques), un des peuples de la mer, qui vint s'établir eu Italie ; il fait des Étrusques de grands dolichocéphales blonds.

l'Afrique avant la conquête romaine ^ Nous ignorons quand, comment et par qui le type de sépulture appelé dolmen s'est répandu dans cette contrée. Les guerriers au teint mat et aux yeux bleus, figurés sur des peintures égyptiennes, sont des Africains ^ et non pas des gens appartenant aux peuples de la mer^ Nous n'avons aucune raison de croire que ceux-ci aient été blonds. S'ils se fixèrent en Berbérie, — ce qui est douteuxS — ils n'étaient vraisemblablement pas en nombre suffisant pour laisser des descendants depuis les Syrtes jusqu'à l'Océan, et dans des régions éloignées des parages où l'on peut supposer qu'ils prirent pied. Nous ne connaissons guère les conditions de la production et de la diffusion du pigment dans le corps humain, par conséquent les causes des colorations diverses de la peau, des cheveux, des yeux" : est-il donc bien nécessaire d'admettre que les Berbères blonds descendent d'immigrés, que leurs ancêtres soient venus des pays froids du globe? Un fait reste cependant certain. L'Europe septentrionale est la seule partie de la terre oii des hommes aux cheveux, aux yeux et au teint clairs forment une population homogène et très étendue, tandis qu'ailleurs ils sont disséminés et relativement peu nombreux" : argument spécieux en faveur de l'hypothèse qui place dans cette contrée le berceau des blonds épars à travers le monde, en particulier des blonds du Nord de l'Afrique. Mais il ne faut pas oublier que c'est une hypothèse, une fragile hypothèse.

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