‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 272 sur 468 · Silius Italicus, III · texte numérisé non relu

Silius Italicus, III

Miscebant avidi trucibus fera murmura liûguis. Corippus, Johannide, II, 27 :

... fera barbaricae latrant sua nomina linguae. Jhid., IV, 351-2 :

Latratus varios, stridentibus horrida linguis

Verba ferunt.

3. Pline l'Ancien, V, 1 : « Populorum eius [de l'Afrique] oppilorumque nomina vel maxime ineffabilia praeterquam ipsorum linguis. »

4. XXIX, 0, 28 : « dissonas cultu et sermonum varietate nationes plurimas •. 0. L. c, V, 36 : « varias... linguas » ; conf. IV, 331 : « latratus varios ».

6. Saint Hippolyte (Bauer, Chronik des Hippolytos, p. 102) mentionne parmi les langues parlées en Afrique celles des MaCpot, des May-o-jaxot (il s'agit des Baquates, en Maurétanie), des TaiTo-j/ot, des "Aspoi, des MâCty.eç. Mais on ne saurait dire si cette indication a quelque valeur.

7. Cil'. Dei, XVI, 6 : « Auctus est aulem numerus gentium raulto amplius quam linguarum, nam et in .\frica barbnras gentes in una lingua plurimas no\nmus. •

8. En partie cités par dé Siane, l. c, IV, p. .378-380; conf. Bertholon, Revue tunisienne, XII, 1903, p. .363 et suiv.

ont été employés par les Libyens, par les Africains, par les indigènes. Ces indications ne doivent être accueillies qu'avec beaucoup de réserve. Les mots peuvent avoir été altérés en se transmettant oralement ou par écrit, avant de parvenir aux auteurs qui les mentionnent'; il est possible que quelques-uns l'aient été plus tard dans les manuscrits. D'ordinaire, on les a affublés de terminaisons grecques et latines. Il faut aussi se souvenir que les qualificatifs libyen, libyque, africain s'appliquent quelquefois à des hommes et à des choses puniques ^

Une liste que nous avons dressée comprend une quinzaine de mots^ : addax"", ammon^, ^3y.'7'7'/p^a^ 3à':-:o;^ jp-.xôv*, caesai

1. Le berbère a plusieurs sons que les étrangers prononcent difflcileraent.

2. Voir par exemple Arrien, Indica, XLIII, 11 : "Awwv o Aiêut. Il s'agit du fameux Ilannon, roi des Carthaginois, dont nous avons le Périple. — Des listes jointes au traité de Dioscoride sur la matière médicale indiquent les noms que les "Aspo! donnaient à uij, certain nombre de plantes médicinales. Mais il s'agit de noms puniques. Gonf., par exemple, Dioscoride, édit. Wellmann, IV, 150 : "Aypoi y.ojTTtfAiîlap ; et Pseudo-Apulée, De Medicaminibus herbarum, édit. Ackermann, tl3 : « Punici cassimezar ». Certains noms ont d'ailleurs une tournure très nettement sémitique : voir Gesenius, Scripturae linguaeque Phoeniciae monuinenta, p. .383 et suiv. ; Blau, Zeitsckrift der deutschen morgenlàndischen Gesellschaft, XXVIl, 1873, p. 521-532.

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