Holder, Alt-cellischer Sprachschatz, s. v
11. Observons cependant que beaucoup de rivières de l'Africiue du Nord ont changé de nom depuis l'époque romaine. Nous avons déjà indiqué (p. 26-27) que, dans cette contrée, les cours d'eau n'ont pas la même importance que dans d'autres pays, particulièrement en France.
iMedjerda) et le Magrada, en Espagne'; VIsaris, dans l'Ouest de l'Algérie % et les Isara qui s'appellent aujourd'hui l'Isère, l'Oise, risar^; le Savus, près d'Alger^, la Sava, dans la région de Sétif^ et les deux Save, Sava et Savus, affluents de la Garonne et du Danube ^ ; VAuseir de la petite Syrte ' et VAuser d'Étrurie*; YAnalis de la Maurétanie Tingitane ^ et r.4' j> d'Espagne (la Guadiana). Des deux côtés de la Méditerranée, il y a des cours d'eau dont le nom commence par Ai^^-° et par Sar^\ Ce sont là de simples indications. Un examen précis et étendu, entrepris par des linguistes, permettra peut-être de dire si elles ont quelque valeur. Il serait, croyons-nous, imprudent d'en faire état pour affirmer, sans plus tarder, qu'avant les temps historiques, une ou plusieurs langues étroitement apparentées ont été parlées en Europe et en Berbérie.
1. Dans le Nord de la péninsule : Mêla, III, 15 (seul texte mentionnant celte rivière).
2. Géographe de Ravenne, édit. Pinder et Parthey, p. 168; conf. Gsell, Atias, r 31, n° 42 : probablement Tisser de l'Ouest (il y a un autre Isser, en Kabylie). — Il faut peut-être aussi mentionner les deux 'A(7(7apà6 de Ptolémée (IV, 2, 2), dans rOuest de l'Algérie et près de Djidjeli; ÏUsar de Pline (V, 21) et du Géographe de Ravenne (p. 158), qui pourrait correspondre à l'Isser de Kabylie.
3. Cependant, pour VIsaris d'Afrique, il est possible que ce nom soit simplement le mot libyque signifiant rivière {ighzer dans divers dialectes berbères).