‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 29 sur 468 · Gautier, Sahara algérien, p · texte numérisé non relu

Gautier, Sahara algérien, p

4. L'argument, tiré de la botanique, que Schirmer [le Sahara, p. 135) invoque pour affirmer la très haute antiquité du désert au Sahara, n'est nullement péremptoire. Voir Ghudeau, Sahara soudanais, p. 159.

5. La question est, il est vrai, très obscure, car il y a lieu d'admettre que, dans une période du quaternaire, peut-être celle dont nous parlons, un désert, coupant les communications, s'étendait sur le Nord du Soudan : Ghudeau, /. c, p. 252 et suiv.

(j. Voir chap. iv. Plus tard, la faune de la Berbérie et celle du Soudan se distinguèrent très nettement; le Sahara ne fut plus un pont, mais une barrière : Kobelt, Studien zur Zoogeographie, I, p. 52 et suiv., 83; II, p. 239.

Nord, y causant la disparition' ou la diminution de quelques espèces animales, amenant peut-être l'homme à s'abriter sous des grottes. Mais il fut beaucoup moins marqué que dans le centre de l'Europe^. Il n'y a probablement jamais eu de glaciers en Berbérie, même sur les montagnes très élevées de l'Atlas marocain ^

Il est bien difficile de dire ce qu'a été exactement le climat de l'Afrique septentrionale pendant la longue série de siècles qui s'écoula entre cet âge primitif de l'humanité et l'époque à laquelle appartiennent les documents historiques les plus anciens, c'est-à-dire le milieu du premier millénaire avant Jésus-Christ. On peut seulement constater que, dans le Tell, la faune qui accompagne les restes de l'industrie paléolithique la plus récente et de l'industrie néolithique vit, ou pourrait vivre encore dans le pays; des espèces aujourd'hui disparues ne sont que faiblement représentées*. Notons, d'une part, l'abondance des débris d'œufs d'autruche, animal auquel un ciel trop humide ne convient pas^; d'autre part, celle des escargots, qui ne s'accommodent point d'un air trop sec. Les stations, les ateliers, à ciel ouvert ou dans des abris sous roche, que l'on a rencontrés sur divers points du Tell, occupaient des lieux où les conditions climatériques permettraient encore de fonder des établissements permanents®.

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