Voir chap. iv
5. Il faut ajouter que celte affirmation n'est certaine que pour les autruches actuelles.
6. Môme pour le Sud de la Tunisie, M. Gollignon écrit (Matériaux pour riusloire primilive de l'homme, XXI, 1887, p. 201 et 197) : « Partout où, de nos jours, on trouve une source, les silex abondent et, où il n'y a pas d'eau, ils manquent, ou sont plus rares... Dans les plaines et le fond des vallées, on ne trouve que des pièces isolées; il en est de môme sur les montagnos; mais d'une manière presque constante, le pied de celles-ci est couvert d'ateliers. Partout où il y a de
Au Sud de la Berbérie, dans l'Oranie surtout, existent des gravures rupestres, exécutées, au moins en partie, dans les derniers temps de l'industrie néolithique. Elles semblent indiquer qu'un climat assez différent du climat actuel régnait alors dans les montagnes qui bordent le Sahara : les éléphants et les grands buffles apparaissent fréquemment parmi les animaux représentés . De nos jours, l'Atlas saharien n'est pas assurément un pays désertique : il tombe près de 400 millimètres de pluie dans le djebel Amour-, autant qu'à Sidi bel Abbès, presque autant qu à Sétif et à Sousse; les sources n'y manquent pas et on y voit des forêts et de bons pâturages. Il est cependant peu problable que des troupeaux d'éléphants y trouveraient encore, pendant la saison chaude, l'alimentation liquide et solide nécessaire à leur existence. Quant aux buffles, qui se baignent en été et craignent la chaleur sèche, on ne voit guère comment ils pourraient vivre dans l'Atlas saharien. L'hypothèse d'une modification de climat dans cette région n'est donc pas invraisemblable.
Le Sahara est en dehors de la contrée qui fait l'objet de notre étude. Pourtant il ne sera pas inutile d'en parler ici. au moins brièvement, car le climat de cette partie de l'Afrique a pu s'étendre ou exercer une influence plus ou moins marquée sur les pays qui l'avoisinent au Nord.
C'est un fait bien connu que des stations et des ateliers dits préhistoriques se rencontrent, en nombre vraiment extraordinaire, dans le Nord du grand déserta L'importance de beau-
l'eau à l'heure actuelle, ceux-ci sont considérables; ils sont moins importants au niveau des thalwegs actuellement arides. » Il faut avouer, cependant, qu'aux environs et au Sud de Gabès, l'extrême abondance des stations néolithiques parait indiquer un climat moins sec que le climat actuel. — A Gafsa,M. de Morgan, étudiant les alluvions de Toued Baiache, a cru reconnaître qu'elles témoignent de pluies beaucoup moins intenses et moins torrentielles depuis l'époque de l'industrie paléolithique récente (Revue de l'École d'anthropologie, XX, 1910, p. 220).