‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 290 sur 468 · Gonf. Mellzcr, l. c, I, p · texte numérisé non relu

Gonf. Mellzcr, l. c, I, p

3. Dans la première hypothèse, le latin Numidae pourrait reproduire plus exactement le nom indigène; dans la seconde, les Romains auraient adopté le nom grec, en lui taisant subir une altération difficile à expliquer.

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primitive de l'humanité' : peut-être est-elle également d'origine grecque.

D'autre part, un détail est africain. C'est en effet l'aspect des cabanes, des mapalia des Numides qui a inspiré le passage relatif aux \^aisseaux des Perses, retournés et transformés en habitations.

Nous distinguons donc dans notre légende des éléments phéniciens, grecs et africains. Pourquoi amène-t-elle jusqu'en Afrique des Perses, des Arméniens et des Mèdes, dont la venue dans cette contrée est tout à fait invraisemblable^?

Pour les Perses, on peut donner une explication très plausible ^ Nous avons vu* qu'au Sud du Maroc, divers auteurs signalent des Pharusii et des Perorsi, qui n'étaient probablement qu'un seul et même peuple, bordant le rivage de l'Océan, mais s'enfonçant au loin dans l'intérieur des terres. Par désir de les rattacher à une nation célèbre, on en fit des Perses. Pline ^, mentionnant les Pharusii, ajoute : quondayn Persae; il y a là une allusion à la légende, comme le prouvent les mots qui suivent : comités fuisse dicuntur Herculis ad Hesperidas tendentis^. Les Mèdes ont-ils été introduits dans cette fable

i. Conf. plus haut, p. 216.

2. Quoi qu'en ait dit Movers {l. c, II, 2, p. 124-5), qui croit que ces peuples ont pu prendre part à la^ colonisation phénicienne, représentée dans le récit d'Hiempsal par Hercule, c'est-à-dire Melqart de Tyr. — Voir le résumé de diverses hypothèses dans Vivien de Saint-Martin, le Nord de l'Afrique dans Vantiqiiité, p. 126. Cet auteur me paraît avoir indiqué la vraie solution, du moins d'une manière générale : invention pour expliquer les noms de certaines peuplades indigènes ; conf. Mellzer, L c, I, p. 57 et 434: Tissot, Géographie, I, p. 413, n. 1. Isidore de Sévillc {FiymoL, IX, 2, 118) présente une explication analogue et aussi absurde pour les Gotules : « Getuli Getae dicuntur fuisse, qui ingenti agmine a locis suis navibus conscendentes loca Syrtium in Libya occupaverunt, et, quia ex Getis vénérant, derivato nomine Getuli cognominati sunt. » ,

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