Pais, l. c, p
2. On rapprocha aussi ce nom de celui d'Ilion : de là, une légende qui faisait venir des Troyens en Sardaigne, où ils se seraient mêlés aux Grecs (Pausanias, X, 17. 6). Ces loléens ou Iliens se seraient réfugiés dans les montagnes à la suite des conquêtes carthaginoises (Diodore de Sicile, V, 15), ou, comme le dit Pausanias (X, 17, 7), à la suite d'une nouvelle immigration de Libyens, qui aurait été plus importante que la première et qui aurait eu lieu beaucoup d'années après la guerre de Troie.
3. Gonf. Pais, L c, p. 299-300; Issel, Liguria preistorica, dans AUi délia Società ligure di storia palria, XL, 1908, p. 622. — Il y a cependant des différences très notables. Les tours dont nous parlons offrent des chambres rondes voûtées à encorbellement, avec des couloirs d'accès : dispositions qui manquent dans les chouchets.
4. A. la suite de M. Pais (L c, p. .300: conf. p. 274), M. Mayr (Ahhandl. der bayer. Akademie, XXI, p. 717-720: Insel Malta, p. 62-64) croit que, vers le début de l'âge du bronze, des Libyens sont allés peupler les Baléares, la Sardaigne, Pantelleria, Gozzo, Malte. Mais les comparaisons archéologiques qu'il fait ne me paraisseui pas convaincantes.
Les gravures rupestres représentant Ammon-Soleil attestent que, dès une époque lointaine, probablement dans la deuxième moitié du second millénaire, un culte égyptien a pénétré jusque dans le Sud oranais'. Nous avons aussi indiqué les raisons qui nous font penser que, vers le même temps, le cheval a été introduit d'Egypte en Berbérie^ Des relations directes se sontelles établies entre les indigènes de cette dernière contrée et les habitants de la vallée du Nil^?
Sous les règnes de Ménephtah (fin du xiii^ siècle)^ et de Ramsès III (début du xii^ siècle) ^ sont mentionnés des Mashaouasha, qui tentèrent à plusieurs reprises, mais sans succès, d'envahir l'Egypte. D'autres Mashaouasha servaient déjà dans