Maspero, II, p
les armées de Ramsès II', et, depuis le xii" siècle jusqu'au vii% des Africains que l'on désignait sous ce nom formèrent dans la vallée d'importantes colonies militaires, au service du souverain ou des seigneurs féodaux-. Plusieurs savants^ les ont identifiés avec les Màç-jô; qu'Hérodote^ signale à l'Occident du fleuve Triton, c'est-à-dire en Tunisie; on a aussi invoqué les Mà^ueç, les Mazices, les Maxitani, les Mazaces, que divers textes indiquent dans la Berbérie actuelle ^ Il ne nous parait pas que la ressemblance des noms soit assez grande pour justifier ces rapprochements. En tout cas, les Mashaouasha dont il est question dans les inscriptions hiérogl3^phiques devaient habiter beaucoup plus près de l'Egypte, avec laquelle ils eurent tant de rapports ^ Quant aux indigènes de la Berbérie, ce fut sans doute par l'intermédiaire des Libyens orientaux qu'ils subirent quelques influences égyptiennes. Certains d'entre eux, tentés par le§ aventures lointaines, ont pu aller rejoindre les Mashaouasha ou les Lebou et pénétrer dans le royaume des Pharaons, soit en ennemis, soit comme mercenaires; mais rien ne permet de croire qu'une seule tribu des pays situés à l'Ouest de la Cyrénaïque figure dans les inscriptions de Thèbes'.