Beloch, dans Rheinisches Muséum, XLIX, 1894, p
9. Peut-être Gitium : il faudrait corriger KiTtacotç (conf. Movers, die Phônizier, II, 2, p. 220, n. 33 a).
10. Voir Meltzer, Gescldchte der Karlhager, I, p. 450-1 ; Tissol, Géographie, II, p. 58. « L'ancienne •■, selon Bochart; « la station ■■, selon Movers; « la splendide -, € la colonie », selon d'autres.
11. A peu de distance d'El Araich, dans le Nord-Ouest du Maroc.
12. Pline l'ATicien, XIX, 63 : « ... Lixi oppidi aestuario, ubi Hesperidum horti fuisse produntur, ce passibus ab Oceano, iuxta delubrum Herculis, anliquius Gaditano, ut ferunt. »
13. Le Périple de Scylax (§ 112 : Geogr. gr. min., I, p. 92) la qualifie de -oai; $oivcxwv. Movers (l. c, p. 540) propose pour ce nom une étymologie phénicienne.
Ménandre d'Ephèse, qui s'était servi de documents tyriens, faisait mention d'une ville d'Auza, fondée en Libye par Ithobaal, roi de Tyr (dans la première moitié du ix^ siècle)*. C'était sans doute une cité maritime. On en ignore l'emplacement ; il ne nous paraît pas possible de l'identifier avec Auzia^ (aujourd'hui Aumale, dans le département d'Alger), située à l'intérieur des terres et dans une région assez difficile à atteindre.
Telles sont, en dehors de Carthage% les colonies phéniciennes sur la fondation desquelles nous avons des données chronologiques plus ou moins précises.
Salluste en mentionne d'autres, mais sans indiquer de dates* : « Les Phéniciens, les uns pour diminuer la population qui se pressait chez eux, les autres par désir de domination, entraînèrent des gens du peuple et d'autres hommes avides de nouveautés, et fondèrent sur le bord de la mer Hippone, Hadrumète, Leptis et d'autres villes. Ces colonies prirent vite un grand développement et devinrent l'appui ou l'honneur de leur mère patrie. »
Dans un autre passage ^ Salluste écrit que Leptis (il s'agit de Leptis Magna, entre les deux Syrtes) « fut fondée par des Sidoniens, qui, chassés, dit-on, par des discordes civiles, avaient débarqué dans ces parages». Silius Italiens^ attribue
1. Josèphe, Aniiq., VIII, 13, 2 (324) : ('I6ui6a)o;) k'xxKje ... A-j^av àv Atêûr,.
2. Comme Tout fait divers savants, depuis Shaw : voir Gsell, Atlas archéologique'de VAlgérie, f 14, n° 105 (p. 8, col. 1). Les noms de lieux commençant par Auz, Aus ne sont pas rares en ALique. 11 n'y a aucune raison d'identifier l'Auza de Ménandre avec Uzita, dans la région de Sousse. Gonf. Gsell, dans Recueil de mémoires publié par l'École des Lettres d'Alger (1905), p. 373, n. 5.
' 3. Nous examinons plus loin l'hypothèse de l'existence d'une colonie sur le site de Carthage antérieurement au ix" siècle.
4. Jugurtha, XIX, 1 : « Phoenices, alii multitudinis domi minuendae gratia, pars imperi cupidine, sollicitata plèbe et aliis novarum rerum avidis, Hipponem, Hadrumetum, Leptim aliasque urbis in ora marituma condidere, eaeque brevi multum auctae, para originibus suis praesidio, aliae decori fuere. »
5. Ibid., LXXVIII, 1 : « Id oppidum ab Sidoniis conditum est, quos accepimus, profugos ob discordias civiles, navibus in eos locos venisse. »
6. III, 256 : >< Sarranaque Leptis » (mentionnée avec Sabratha et Oea, villes situées entre les deux Syrtes : Silius parle donc de Leplis Magna, et non de Leptis Minor, qui était près de Sousse). M. E. Meyer {Geschichte des Alterthums,
la fondation de Leptis Magna aux Tj^riens et Pline ^ cite Leptis (probablement la même ville) comme une colonie dt Tyr. Hadrumète, selon Solin-, était aussi une colonie tyrienne. Il y avait deux Hippo, appelées dans la suite Hippo Regius et Ilippo Diarrhytus, l'une près de Bône, l'autre à Bizerte : on ne saurait dire quelle était celle dont parle Salluste^. Sur des monnaies à légende phénicienne, du second siècle avant notre ère S Sidon paraît être qualifiée de mère de plusieurs villes : Movers^ a soutenu que l'une d'elles est Hippo ^ dont le nom serait représenté par les trois lettres ndx. Mais, même si ces lettres doivent être groupées comme le veut Movers et constituent un nom de ville, l'identification proposée reste plus que douteuse'. On croit que les noms d'Hadrumète et d'Hippo sont d'origine orientale ^ et Leptis passe pour un nom libyque ^ : hypothèses fort incertaines.
Le poète Silius Italiens'" a-t-il voulu rappeler un fait historique en donnant l'épithète de tyrienne à la population de
II, p. 807) croit que Leptis ne fut fondée que vers la fln du vi° siècle, par les Carthaginois. Je ne pense pas qu'il y ait lieu d'adopter cette opinion, contraire aux textes anciens.