‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 315 sur 468 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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6. T^rtuîlien, Be rmima, 30 : « occupant... Phoenices Africain, dura sollemnes etiam migrationes, quas àîro'.y.ta; appellant, consilio exonerandae popularitatis, in alios fines examina gentis éructant. » Justin, XVIII, 4, 2 : « Tyrii ... missa ia Africam iuventute Uticam condidere. » Diodore, V, 35. Quinte-Curce, IV. 4, 20. — Movers (II, 2, p. 7 et 49) croit que dans la phrase reproduite plus haut, p. 362, n. 4, Saliuste a voulu distinguer très nettement les colonies officielles, fondées pour remédier à l'excès de la population, et les autres, dues à l'initiative de gens entreprenants. A la fin de la phrase, le mot praesldio s'appliquerait aux premières, le mot decori aux autres.

. 7. Conf. Diodore, V, 3.5; Justin, XVIIl, 4, 2.

La période de colonisation, qui, d'après les textes cités, aurait commencé vers la fin du xii" siècle, dura sans doute longtemps. Une tradition que nous croyons acceptable place à la fin du ix' siècle la fondation de Carthage et il n'est pas certain qu'elle ait été la plus récente des villes phéniciennes d'Afrique.

On s'est demandé' si l'expansion des Phéniciens dans la Méditerranée occidentale ne fut pas une sorte de revanche de la ruine de leurs établissements dans la mer Egée. Chassés des lieux qu'ils avaient occupés, gênés dans leur trafic par de puissants rivaux, ils auraient cherché et réussi à se dédommager ailleurs. Mais l'Iliade et l'Odyssée nous montrent que, pendant le premier tiers du premier millénaire avant J.-C, le commerce des Phéniciens dans la Méditerranée orientale n'était nullement en décadence. Avaient-ils auparavant, sur les rives de la mer Egée, des possessions territoriales qu'ils auraient dû évacuer et dont on ne trouve plus aucune trace dans les poèmes homériques? Cela n'est pas prouvé et il nous semble inutile de greffer sur la question difficile que nous traitons une autre question, peut-être encore plus obscure.

Les auteurs indiquent que ces colonies africaines furent fondées par les Tyriens''. Les Sidoniens sont mentionnés deux fois, mais au sujet de villes que l'on qualifie ailleurs de colonies de Tyr^. Le terme Sidoniens ne désigne pas ici, d'une manière spéciale, les habitants de la cité de Sidon. Comme dans d'autres textes % il est synonyme de Phéniciens. C'était le nom que les Phéniciens eux-mêmes se donnaient^. Il s'appliquait

1. Lenormant (et Babeloa), Histoire ancienne de VOrient, VI, p. 507-8. E. Meyer, Geschichte des Allerthams, V édit., I, p. 337. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, II, p. 740.

2. Ajouter Strabon, XVI, 2, 22 (mention des colonies fondées par Tyr en Afrique et en Espag-ne).

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