‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 330 sur 468 · Mollzer. I. p · texte numérisé non relu

Mollzer. I. p

11. Il mettait peut-ôtro aussi la découverte de la léte de cheval en relation arec le nom de KakkaLé : voir plus haut, p. 378, n. 2.

L'ethnique très usité MyX'.y.z^, Mazices * a pu être introduit à une basse époque, à la place d'une forme qu'on ne rencontrait pas ailleurs. L'apparition de Sychée est très vraisemblablement une invention de Virgile '. Les détails donnés sur le meurtre du mari de Didon, sur la manière dont les fugitifs se procurèrent des navires ont peut-être été ajoutés par besoin de précision; quelques autres détails, qui ne cadrent pas avec la narration de Justin, ont pu être inventés sans grand effort d'imagination.

Reste le roi indigène lopas. Nous ignorons comment Timée appelait le roi libyen qu'il mentionnait\ Si l'on admet que son récit se retrouve dans Justin, il devait lui donner le nom d'Hiarbas et ne pas parler d'autres prétendants. Pourtant, dès la première moitié du ii^ siècle avant J.-C, une tradition relative à la fondation de Carthage connaissait un prince africain qui ne s'appelait pas Hiarbas. Solin^ nous l'apprend : « Caton, dans un discours prononcé au sénat, disait qu'à l'époque où lapon régnait en Libye, la phénicienne Elissa^ avait fondé Carthage et l'avait appelée Carthada, terme qui, dans la langue des Phéniciens, signifie ville nouvelle; que, bientôt, ces deux noms, ayant pris une forme punique, furent modifiés en Elisa et en Carthago. » II est très probable que cet lapon n'est autre que riopas de Servius. Peut-être faut-il corriger lapon en lopan ce qui donnerait un nom identique à lopas, avec une terminaison libyque. On peut supposer que ce sont là des transcrip-

1. Voir, entre autres, Meltzer, I, p. 52 et 431; Gsell, dans Recueil de CoiistanCine, XXXVI. 1902, p. 33, n. 7.

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