‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 331 sur 468 · Mi-ltzer, I, p · texte numérisé non relu

Mi-ltzer, I, p

3. Il l'appelait Hiarbas, si, comme le croit Geffcken {Timaios' Géographie des Westens, p. 48 et p. 73, n. 3), une indication de saint Jérôme vient de Timée {Adv. lodnianum, I, 43, dans Migne, Patr. lat., XXIII, p. 273). Mais cela ne me parait pas prouvé.

4. XXVIl, 10. Il n'indique pas sa source; il dit seulement qu'il répète ce qu"oa trouve dans des « veraces libri ».

5. Meltzer (I, p. 476) lit ici Elisa et plus loin Elissa, ce qu'autorisent certains manuscrits.

FONDATIO.N DE CAUTHAGE. 389

lions du nom qui est écrit ailleurs loêv.;, luba, et qui fut porté par deux souverains africains, contemporains de César et d'Auguste.

La mention de ce roi est un indice sérieux de l'existence d'un récit qui ne concordait pas exactement avec la source de Justin. Virgile et Servius disent, il est vrai, que Didon eut plusieurs prétendants, mais ce détail semble avoir été imaginé pour concilier des traditions contradictoires. Quelle a été la source de Caton? Nous l'ignorons. On ne doit pas penser à Timée si l'on croit que Justin est son écho fidèle; quant à « l'histoire punique » dont Servius parle à propos d'Iopas, elle reste pour nous une énigme.

Dans un passage reproduit par Josèphe', Ménandre d'Ephèse qui se servait, nous l'avons dit, de documents tyriens -, énumérait les rois de Tyr pendant une période d^un siècle et demi, en donnant sur eux des renseignements chronologiques précis, et en relatant certains événements de leurs règnes : « P3^gmalion, écrivait-il, vécut cinquante-six ans et en régna quarante-sept. Dans la septième année de son règne, sa sœur, ayant fui en Libye, fonda la ville de Carthage. » Il n'y a aucune bonne raison d'admettre que cette mention de la fondation de Carthage ait été interpolée par Ménandre et que celui-ci l'ait empruntée à Timée. avec la date qu'il lui assignait^

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