‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 334 sur 468 · Corpus, I, nMl · texte numérisé non relu

Corpus, I, nMl

'J- ?n"'^'2D (■' Pumai l'a donné »); conf., pour le nom, Corpus, I, n° 12. .Mhénée (IV, 63, p. 167, c), d'après Douris de Samos, appelle ce roi rioaaTwv. 10. Curpus, I, n"^ 256, 27^), 385, 481, 600, 628, etc.

12. La l'orme 'EAlir-rap, dans VEtymologicon Magnum (s. v. AiSoi), est une réiuinisceuco biblique, cxmme l'observe Meltzer, I, p. 473.

telles. 11 est vrai que, malgré quelques témoignages suspects', les Carthaginois ne semblent pas avoir divinisé des humains '. Mais ne peut-on pas supposer que des Grecs aient confondu la femme qui passait pour avoir fondé Carthage avec une déesse regardée comme la protectrice spéciale de cette ville, comme celle qui avait présidé à sa naissance et à sa fortune; avec une déesse qu'une épithète désignait peut-être comme la fondatrice de la cité? Habitués au culte des héros, ils auraient retrouvé sans peine dans cette divinité l'Elissa historique, ou prétendue telle ^ Le nom de Dido, indiqué par Timée, par Nsevius*, par Eimius% a prévalu sur celui d'Elissa, sans doute parce qu'il a été adopté par Virgile ^ Il ne l'a cependant pas fait oubliera Un passage de Velleius Paterculus* laisserait croire qu'il n'était pas universellement accepté, et c'est peut-être pour cette raison qu'il a été omis dans le récit reproduit par Justin. D'après Timée, Élissa n'aurait reçu ce nom qu'en Afrique. Servius ^ dit même qu'il ne lui fut donné qu'après sa mort. Timéfi, on l'a vu, prétendait qu'Elissa fut ainsi appelée par les Libyens à cause de ses nombreuses pérégrinations '°. D'autres soutenaient

1. Hérodote, VII, 167 (erreur : voir n. 3); Polybe, X, 10, il (Movers, II, 2, p. 99, croit qu'il s'agit d'uQ dieu); Salluste, Jag., LXXIX, 10 (simple fable).

■2. Goaf. Movers, I, p. 609. — Silius Italicus (I, 81 et suiv.) décrit un temple consacré aux raànes d'Élissa, fondatrice de Carthage; il aurait été situé au milieu de la ville. Mais ces vers n'ont aucune valeur historique. Silius parait s'être inspiré d'une indication semblable à celle qui termine le récit de Justin et aussi d'un passage de VÉnéide (I, 441 et suiv.), relatif à un prétendu temple de Junon que Didou aurait élevé à Carthage.

3. Hérodote (VII, 167) parle d'honneurs divins rendus par les Carthaginois au général Hamilcar, qui périt en i80. II est très probable que ces hommages s'adressaient en réalité à Melqart (Meitzer, I, p. 215-6, 501). Hamilcar a pourtant été un personnage historique, dont personne ne conteste l'existence.

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