Diodore, XIII, 108. Conf. Quinte-Curce, IV
5. Polybe, III, 24, 3 : Kap/rjSovtoùv y.a't Tuptwv. Polybe (III, 24, 1) note cette mention des Tyriens. Il est vrai que M. Hirschfeld {Bheinisches Muséum, LI, 1896, p. 476) croit que, dans la traduction grecque dont Polybe se serait servi, il y avait Kap/r,6ovtù3; x-jpîtov. Il s'appuie sur un passage du traité conclu entre Hannibal et Philippe de Macédoine, dans lequel on lit (Polybe, VII, 9, .5) : x-jpto-j; KapyT|5ovtou;. Je ne vois pas de raison d'adopter cette opinion, non plus qu'une hypothèse de M. Beloch {Beitrdge zur alten Gesc]iichle,\, 1901, p. 283-4), qui est disposé à supprimer xa! et à expliquer : « les Tyriens de Carthage ». Voir une autre hypothèse, indiquée au chapitre suivant, p- 423. n. 1.
l'espoir que Carthage les assisterait*; si elle n'osa pas intervenir, elle accueillit du moins un grand nombre de femmes, d'enfants et de vieillards, qui sortirent de la ville assiégée-.
Quand Tyr fonda-t-elle cette colonie^?
Carthage, détruite, comme on le sait, en 146 avant notre ère, dura six cents ans environ, selon Cicéron *, sept cents ans, ' selon Tite-Live^ et Appien^ Ce sont là des chiffres approximatifs. D'autres textes sont plus précis. Timée le Sicilien, d'après le témoignage de Denys d'Halicarnasse ^ plaçait la fondation de Carthage trente-huit ans avant la première olympiade. Cette date correspond à l'année 814 avant J.-C, ou à 813, si l'on compte l'année initiale et l'année finale ^ Dans la République \ Cicéron indique trente-neuf ans. Il dit aussi de combien d'années la fondation de Carthage précéda celle de Rome ; mais le mot sexaginta, qu'on lit dans le manuscrit mutilé, devait être complété par un autre chiffre'". Velleius Paterculus marque un intervalle de soixante-cinq ans''; il attribue à Carthage une
1. Diodore, XVII, 40. Quiute-Gurce, IV, 2, 10. Justin, XI, 10, 12.
2. Diodore, XVII, 41 et 46. Quinte-Curce, IV, 3, 20. Justin, XI, 10, 14.
3. Sur cette question voir, entre autres : Movers, II, 2, p. 130 et suiv. ; Millier, Geoyraphi graeci minores, I, p. xx, note; Meitzer, I, p. 108 et suiv., 461 et suiv.; H, p. 437-8; Gutschmid, Kleine Schriften, II, p. 91 et suiv.; Aly, Rhcinisches Muséum, LXVI, 1911, p. 000-6.
4. De Re pablica, I, fragment 3 (édit. G. F. \V. Mùller, p. 303) : " iiec tantiitu Karthago habuisset opuni sescentos fera annos sine consiliis et disciplina ».