‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 344 sur 468 · Diodore, V, 16 (probablement d'après Timée · texte numérisé non relu

Diodore, V, 16 (probablement d'après Timée

3. Thucydide (VI, 2, 6) dit pourtant que, devant l'invasion de la Sicile par les Grecs, les Phéniciens se retirèrent à Motyé, Soloeis et Panormos, parce que, de là, la distance entre l'île et Carthage est la plus courte. Si cela est exact, Garthage devait déjà exister dans la seconde moitié du vin" siècle et pouvait être un point d'appui pour les Phéniciens de Sicile.

En Occident, les Phéniciens s'étaient établis, non seulement sur le littoral africain, mais encore sur d'autres rivages méditerranéens et même au delà du détroit de Gibraltar*.

Rien n'atteste, il est vrai, qu'ils aient eu des colonies sur les côtes de l'Italie et de la Gaule. On peut tout au plus admettre que leurs commerçants visitèrent ces parages et y fondèrent quelques comptoirs. Ils ont peut-être apporté en Etrurie, dans le Latium, en Campanie de menus objets, de fabrication égyptienne et phénicienne, qui ont été déposés dans des tombes de la fin du ix* siècle, du siècle suivant et de la première moitié du vif, ainsi que quelques coupes d'argent phéniciennes, parvenues à Cervetri et à Préneste probablement vers la fm de cette période ^ Quant aux noms de lieux que divers savants. ont qualifiés de phéniciens S il n'y en a guère que deux ou trois

1. Sur cette question voir surtout Movers, die Phonizier, II, 2, p. 309 et suiv., 553 et suiv., .588 et suiv.; Meltzer, Geschichte der Karthager, I, p. 30 et suiv.; E. Meyer, Geschichte des Alterthums, I'= édit., I, p. 337-340, et II, p. 141-4, 476, 508-9, 689-691 ; Beloch, dans Rheinisches Muséum, XLIX, 1894, p. 117-125; pour la Sicile, E. A. Freeman, History of Sicily, I, p. 240 et suiv.

Page 1