I, 3, 2 (« peu de temps après la guerre de Troie
5. III, 46 (à propos du temple d'Hercule élevé par les Tyriens dan l'île de Gadès) : « annorum quis manet ab Uiaca tempestate principia sunt ».
6. Malgré Strabon, III, 2, 13. Il dit que les Phéniciens soumirent les indigènes
Pendant des siècles, ils exploitèrent cette contrée, que les livres bibliques appellent, évidemment d'après eux, le pays de TarshishS et les Grecs, le pays de Tartessos^ L'expression « vaisseaux de Tarshish * » désigna des navires qui, par leur forme etieurs dimensions, étaient sans doute propres à accomplir de longues traversées, avec^ de lourds chargements. Jérémie^ et EzéchieP nous apprennent qu'ils transportaient des métaux : leur témoignage, qui date du début du vf siècle % confirme les indications de Diodore\ L'argent était certainement tiré du pays même de ïartessos * ; parmi les autres métaux,
de la région de Tartessos, au point que la plupart des villes de la Turdétanie (Bétique) étaient encore liabilées par eux de son temps. Conf. III, 2, 14, et Appien, Iber., 2 : passages cités p. 404.
1. G. Oppert, Zeilschrift fur Ethnologie, XXXV, 190-3, p. 32 et suiv. Pour l'identité de Tarshish et de Tartessos, voir surtout Movers, II, 2, p. 494 et suiv. On sait que des auteurs anciens et modernes ont cherché ailleurs le site de Tarshish; c'est ainsi que, dans plusieurs passages de la traduction des Septante, ce mot est rendu par Kap-xo^^v, Carthage : Isaïe, XXIII, 1; 10; 14; Ézéchiel, XXVII, 12, et XXXVIII, 13.
2. On trouve aussi dans Polybe (traduction du second traité conclu entre Rome et Carthage : III, 24, 4; conf. ibid., 1) la forme TapTr,iov, qui se rapproche plus de Tarshish. — Sur les emplois du mot Tartessos, voir Movers, II, 2, p. 601 et suiv.; Millier, Geographi graeci minores, I, n. à p. 201 ; Unger, dans Philologus, IV" Suppleinentband, 1884, p. 216-7; Atenstàdt, Leipziger Studien, XIV, 1891, p. 91 et suiv. Ce nom a désigné le fleuve qu'on appelle aujourd'hui le Guadalquivir : Stésichore, apud Strabon, III, 2, 11; Aviénus, Ora, 223, 284; Aristote, Meteor., I, 13, 9; etc. Ce fut aussi un nom de ville : Hérodote, IV, 1-32 (àc TapTrjffcrôv... Tb ôè àfiitopîov toOto...); Etienne de Byzance, s. v, TapTriTao;. Les uns prétendaient qu'une ville de ce nom avait existé entre deux bouches du fleuve Tartessos : Strabon, III, 2, il ; Pausanias, VI, 19, 3. Selon le Pseudo-Scymnus {162-4, dans Geogr. gr. min., l. c), qui reproduit Éphore, il y avait une ville de Tartessos à deux journées de navigation de Gadès. D'autres prétendaient que c'était l'ancien nom de Gadir : Salluste, Histor. fragm., II, 32; Aviénus, Ora, 83, 269-270 (il n'est pas sur que cette indicaJ;ion se soit trouvée dans le vieux Périple qu'Aviénus reproduit); conf. Arrien, Anabase, II, 16, 4; Pline, IV, 120. D'autres enfin plaçaient Tartessos à Cartéia, dans le détroit : Mêla, II, 92; Pline, III, 7; etc.