‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 350 sur 468 · X, 9 (argent apporté de Tarshish · texte numérisé non relu

X, 9 (argent apporté de Tarshish

5. XXVII, 12 (argent, fer, étain, plomb apportés à Tyr par les marchands de Tarshish).

6. Si le passage d'Ézéchiel n'est pas une addition, comme on l'a supposé.

7. Voir aussi Pseudo-Aristote, De mirab. ausciillationibiis. 133 (d'après Timée).

8. Vers 600, Stésichore mentionne la richesse en argent du pays où naît le fleuve Tartessos : apud Strabon, III, 2, 11. M. Th. Reinach (Revue celtique, XV, 1894, p. 213) croit qu'une allusion aux mines d'argent du Sud de l'Espagne se trouve déjà dans l'Iliade (II, 857). — Pour les mines d'argent de cette contrée,

l'étain, qui servait avec le cuivre à la fabrication du bronze ', venait peut-être de bien plus loin^ Peut-être des vaisseaux, montés par des marins espagnols,- ou même phéniciens, allaient-ils déjà le chercher à l'entrée de la Manche, pour l'amener aux entrepôts de Gadès'.

TJiucydide^ atteste l'existence d'établissements phéniciens anciens en Sicile : « Autour de toute la Sicile, les Phéniciens occupèrent des pointes qui s'avancent dans la mer et les petites îles situées près du rivage, pour faire du commerce avec les Sikèles. Mais, lorsque les Grecs vinrent par mer en grand nombre, ils abandonnèrent la plupart de ces lieux et se réunirent à Mot3'é, à Soloeis et à Panormos, près des Elymes, parce qu'ils se fiaient à leur alliance avec les Elymes et parce que, de là, la distance entre la Sicile et Carthage est la plus courte. » Dans un passage cité plus haut^ Diodore mentionne des colonies fondées en Sicile par les Phéniciens, que le commerce de l'argent espagnaLaYait enrichis.

A ces deux textes concernant la grande île, on a joint des

voir Ardaillon, dans Dictionnaire des antiquités de Saglio et Pottier, s. v. Metalla, p. 1847-8.

1. S'.ôûvo; Tzol-jy£/.y.o-j , dit Homère, Odyssée, XV, 425 : ce qui veut dire la Phénicie riche en bronze, ou en cuivre.

2. Il y a des gisements dans le Sud de l'Espagne (entre autres dans la région de Grenade), auxquels des textes du Pseudo-Scymnus (165; d'après Éphore), d'Aviénus {Ora, 293 et suiv.), d'Etienne de' Byzance (s. v. TaprriO-aô;; font peutêtre allusion. Mais l'étain se trouve surtout dans le Nord-Ouest de la péninsule (en Galice et dans les Asturies) : voirMùllenhoff, Deutsche Altertumskunde, I, p. 99; Unger, dans Rlieinisches Muséum, XXXVIII, 1883, p. 170-1 ; Bérard, l. c, I, p. 436 et 445; Jullian, Histoire de la Gaule, I, p. 264, n. 3. Pour l'étain de la Bretagne française, voir Bérard, I, p. 444; Jullian, I, p. 78, n. 8; Déchelette, Manuel, II, p. 95, n. 3. Cependant il n'est pas prouvé que les mines de la Galice et des Asturies aient été exploitées avant l'époque de la domination romaine (conf. Sieglin, dans Verhandlungen des siebenten internulionalen Geographen-Kongresses, Berlin, 1899, II, p. 865), ni que l'étain do Bretagne ait été apporté par mer vers le Sud de l'Espagne.

3. Aviénus, Ora, 113-4. Conf. E. Meyer, Geschichte, II, p. 691-2. Pour les relations maritimes qui ont dû exister à l'époque préhistorique entre le Sud de l'Espagne, les côtes atlantiques de la Gaule et les lies Britanniques, voir Déchelette, Manuel, I, p. 595; II, p. 27-28, 371.

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