‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 364 sur 468 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. D'après une tradition rapportée par Solin (IV, 1, peut-être d'après Salluste), ils auraient fondé Nora, en Sardaigne; conf. Pausanias, X, 17, 5.

' 3. Saturnales, 1, 20, 12.

4. On sait que le temple d'Hercule ne s'élevait pas à Gadès même, mais à environ 18 itilomètres au Sud-Est de la ville, à l'autre extrémité de l'île de Léon, dans la direction du détroit de Gibraltar.

5. Jullian, Rev. des études anciennes, V, 1903, p. 326, n. 2. Movers (11, 2, p. 658) croit qu'il s'agit d'un conquérant celte.

6. Jullian (l. c.) la place vers le milieu du vi° siècle : « 11 est bien probable que cette attaque a été la cause directe, vers le temps de la mort d'Arganthonios, du recours désespéré de Cadix à Cartilage. »

7. XLIV, 5, 2 : « Cum Gaditani... urbem condidissent, invidentibus incréments novae urbis flnitimis Hispaniae populis ac propterea Gadit'^.nos bello lacessentibus... »

8. Miillenhoff (ûeu<sc/ie Altertumskiinde, 1, p. 109) pensfe que ces attaques furent la conséquence de l'invasion des Celtes : ce qui n'est nullement prouvé. E. Meyer (III, p. 675) suppose que les assaillants étaient des Tartessiens.

Contre tant de dangers, les Phéniciens ne pouvaienii plus compter sur le secours de Tyr, qui avait été si puissante à la fin du second millénaire et au début du premier et avait alors fondé les principales colonies d'Occident. Vassale intermittente des Assyriens au ix'= siècle et au siècle suivant, elle avait tenté, vers la fin du viii" siècle, de s'affranchir de cette dépendance. Elle fut bloquée par terre et son roi s'enfuit dans l'ile de Chypre, où il mourut. Alors commença pour elle la décadence; elle perdit son rang- de capitale de la Phénicie. Une trentaine d'années plus tard, elle essaya de se relever en s'alliant au pharaon Taharqou; mais les Assyriens conquirent l'Egypte, et Tyr rentra dans l'obéissance. Elle déclina de plus en plus. Ballottée entre l'Egypte et la Chaldée à la fin duvii^ siècle etaucommenrement du vi% assiégée pendant treize ans (587-574) par les armées de Nabuchodorosor, elle finit par se soumettre au roi de Babylone. Bientôt après, elle fut encore affaiblie par des troubles intérieurs. Puis elle tomba, comme les autres cités du littoral syrien, au pouvoir des Perses, qui se servirent des vaisseaux de guerre phéniciens, surtout contre les Grecs ^ Tyr était alors bien déchue : à cette époque, la principale ville de la Phénicie était Sidon'^

Ces événements n'avaient pas entièrement rompu les rapports des Phéniciens d'Asie avec l'Occident ^ On voit par les prophètes d'Israël que le commerce des Tyriens avec le Sud de l'Espagne fut fort actif jusqu'au temps de Nabuchodorosor*. Les colonies de Tyr restèrent attachées à leur métropole par

1. Sur celte période de l'histoire de Tyr, voir voa Gutschmid, Kleine Schriften, II, p. 65-71; E. Meyer, Geschichte, l™ édil., I, p. 409, 412, 452, 467, 476, 480, 595; },las[)eTO, Histoire ancienne des peuples de l'Orieni clas^sique, III, p. 279-281,287-8,308-9, 542-3, 549; Dhorine, dans Revue biblique, 1910, p. 03, 66. 193-4, 387, et 1911, p. 210, 213.

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