‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 363 sur 468 · Aviénus, l. c, 223-4. Gonf. Julliau, Histoire, l, p · texte numérisé non relu

Aviénus, l. c, 223-4. Gonf. Julliau, Histoire, l, p

tessiens ne se contentaient pas d'occuper la contrée très fertile qu'arrose le Guadalquivir, et des montagnes où l'argent abondait; ils s'aventuraient sur l'Océan, peut-être jusqu'à l'entrée de la Manche*, probablement aussi sur la mer intérieure^. On a vu que leur souverain avait fait bon accueil aux Grecs qui avaient franchi le détroit, qu'il avait sans doute laissé les Phocéens fonder Msenacé sur son territoire. Nous ignorons, il est vrai, s'il se montra philhellène au point de permettre aux rivaux commerciaux des Phéniciens de les supplanter tout à fait. Gadès, cependant, fut menacée, sinon par les Tartessiens, du moins par d'autres Espagnols. Macrobe ^ raconte, sans indiquer sa source, que Théron, roi de l'Espagne Gitérieure, vint avec une flotte dans l'intention de s'emparer du temple d'Hercule. Les navires de guerre des Gaditains s'avancèrent à sa rencontre* et engagèrent le combat. Les vaisseaux de Théron auraienî été dispersés et incendiés par un miracle soudain. Le rex Hispaniae Citerioris dont parle Macrobe était peut-être un roi des Ibères ^ On ne sait malheureusement pas la date de cette expédition ^ Justin^ mentionne aussi, mais très brièvement, des attaques qui furent dirigées contre Gadès par des peuples voisins, jaloux de la prospérité de la ville tyrienne*.

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