‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 370 sur 468 · Comme le suppose Movers, II, 2, p · texte numérisé non relu

Comme le suppose Movers, II, 2, p

4. On a pensé (par exemple, Hiibner, dans Real-Encydopàdie de Wissowa, s. v. Baliares, col. 282o) au frère du grand Hanaibal, Magon, qui séjourna certainement aux Baléares : voir Tite-Live, XXVIII, 46 (« ex minore Baliarium insula, tibi hibernarat »); conf. XXVII, 20 et XXVIII, 37.

0. Divers textes indiquent qu'ils servaient comme mL-rcenaires dans les armées carthaginoises : Diodore, V, 17: Pseudo-Aristote, De inlrab. auscuitationibus, 88; Poiybe, XV, 11, 1; Tite-Live, XXVII, 20. Ils n'étaient donc pas astreints au service militaire, imposé aux véritables sujets de la république. Conf. Meitzer, II, p. 101-2; E. Meyer, Geschichte, III, p. 68-3-4.

6. I, 13 : •^wy.ar,: tî .Mxijtx).:*/ O'.y.i^oyzti Kap);r,5ov;ov; =v:/.cov va-ju-a/o-jv:-;.

7. Voir JuHian, Histoire de la Gaule, I, p. 214, n. 2. D'autres pensent (jue Thucydide fait allusion à la bataille livrée vers 535 (voir ci-après), où les Phocéens se prétendirent vainqueurs et à la suite de la(iuelle une partie des survivants allèrent sans doute s'établir à Marseille.

rencontrèrent de nouveau dans la Méditerranée occidentale * On a vu que des Phocéens avaient fondé, vers 360, Alalia, en Corse ^ Vers 340, les habitants de Phocée, assiégés par les Perses et jugeant leur situation désespérée, prirent le parti de s'enfuir. Ils se rendirent à Alalia, oii ils vécurent de piraterie pendant quelques années, s'attaquant surtout aux Etrusques, qui occupaient la côte italienne en face d'eux. Les Carthaginois se sentirent aussi menacés : ils s'étaient établis en Sardaisrne et ils avaient sans doute avec les Etrusques des relations commerciales, qui exigeaient la sécurité de la mer Tyrrhénienne. Etrusques^ et Carthaginois s'unirent donc. Vers 333, leur flotte, forte de cent vingt vaisseaux ^ livra à soixante navires phocéens une bataille dont les Grecs s'attribuèrent l'avantage. Cependant quarante de leurs bâtiments avaient été coulés et les autres tellement endommagés qu'ils ne pouvaient plus servir. Les Etrusques débarquèrent leurs prisonniers à Caere (Cervetri) et les lapidèrent. Les Phocéens qui survécurent à cette prétendue victoire abandonnèrent Alalia et allèrent fonder Hyélé, au Sud- Est du golfe de Salerne ; d'autres gagnèrent probablement Marseille ^ La Corse fut perdue pour les Grecs. Les Carthaginois, satisfaits de les en avoir chassés, ne s'y établirent pas* et laissèrent cette île à la disposition de leurs alliés, les Etrusques % jusqu'au temps où ceux-ci furent abattus par Rome;

1. Pour les événements dont nous allons parler, voir Hérodote, I, 165-7. Conf. Strabon, VI, 6, 1 (d'après Antiochus de Syracuse); Diodore, V, 13 (d'après Timée); peut-être Pausanias, X, 8, 6. Meltzer, I, p. 485-6; E. Meyer, II, p. 708-710; Busolt, Griechische Geschichte, 2° édit., II, p. 753-5.

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