Voir Jullian, Histoire, I, p. 218 et p. 219, n
6. On a pris à tort pour un couvercle de sarcophage anthropoïde carthaginois une pierre sculptée, trouvée à Apricciani : voir Michon, dans Centenaire de la Société des Antiquaires de France, Recueil de mémoires (1904), p. 303-.306. — Les Carthaginois tirèrent de la Corse des mercenaires (en 480 : Hérodote, VII, 165). Mais ils en tiraient d'autres pays qui n'étaient nullement sous leur dépendance.
7. Diodore, V, 13 et XI, 88. Comme M. Pais l'indique avec raison (Atti dei Lincei, l. c, p. 314-5), la Corse est surtout abordable du côté de l'Italie, dont elle est voi-
ils en écartèrent alors les Romains, qui avaient essayé d'y prendre pied *.
En Sardaigne-, des tombes des nécropoles de Caralis, de Nora, de Sulci et surtout de Tharros contenaient à peu près le même mobilier funéraire que des sépultures de Carthage, appartenant à la fin du Mf siècle et au siècle suivante Ces objets étaient peut-être d'origine punique. On peut, il est vrai, se demander s'ils ne furent pas apportés dans des villes encore indépendantes de la grande cité africaine ^ Mais une indication de Justin^ nous apprend que les Carthaginois étaient établis dans l'ile vers le milieu du vi* siècle. A cette époque, une armée y combattait sous les ordres de Malchus. Elle était sans doute aux prises avec des indigènes qu'il s'agissait soit d'écarter des colonies du littoral, soit de déposséder de territoires fertiles. Malchus fut vaincu dans une grande bataille, où il perdit la majeure partie de ses troupes. D'autres expéditions durent
sine, tandis que les rivages de la Sardaigne sont plus accessibles à l'Ouest et au Sud.^ côtés par lesquels les Carthaginois pouvaient plus facilement les atteindre.
1. Au iv" siècle, les Romains paraissent avoir détruit ce qui restait de la domination étrusque dans l'île. Ils voulurent fonder une colonie, mais ils y renoncèrent : Théophraste, Hist. plant.. V, 8, 2. Servius (In Aeneid., IV, 628) indique que les Carthaginois et les Romains convinrent qu'ils s'abstiendraient de la Corse : « In foederibus cautum ut Corsica esset média inter Romanos et Carthaginienses. » Peut-être cette stipulation ful-elle insérée dans un traité de la fin du iv^ siècle. Au début de la première guerre punique, la Corse était dans la sphère d'influence de Carthage (allusion dans Polybe, I, 10, 5 ; conf. Callimaque, Hynin. in Del., 19). Pendant cette guerre, en 259, le consul L. Cornélius Scipio alla prendre Aleria. Sur tout cela, voir Meltzer, I, p. 416 et 330.
2. Pour Thistoire des Carthaginois en Sardaigne, voir Meltzer, I, p. 197-8; Pais, Atti dei Lincei, l. c, p. 309-310, 314-331; Unger, Rheinisches Muséum, XXXVII, 1882, p. 163-172 (il soutient à tort que les Carthaginois ne s'établirent en Sardaigne que vers 380; voir contra Meltzer, Neue Jahrbiicher fur Philologie, CXXVn, 1883, p. 33-39, et Matzat, Rômische Chronologie, I, p. 309-31.3).
3. Conf. Helbig, das Homerische Epos, 2' édit., p. 28, n. 3; von Duhn, dans Strena Helbigiana, p. 38-39; pour Nora, Patroni, Monumenli antichi dei Lincei, XIV, p. 134, 171 et suiv., pi. XV-XX.
4. Cependant les tombes renferment un mobilier de type punique si abondant et si homogène que nous inclinons à croire que la population de ces villes était alors en bonne partie carthaginoise.