‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 376 sur 468 · Diodore, XV, 24. Voir Moltzer, I, p. 311. - 2. X · texte numérisé non relu

Diodore, XV, 24. Voir Moltzer, I, p. 311. - 2. X

3. Je ne suis pas disposé à croire, avec Mûllenhoff (Deutsche Altertumskunde, 1, p. 438), que cela se soit passé après la première guerre punique, lors de la révolte des mercenaires qui donna prétexte aux Romains de s'emparer de la .Sardaigne (Polybe, I, 79).

4. Tandis que le premier traité conclu entre Cartilage et Rome autorisait en Sardaigne le commerce des Romains et de leurs alliés, le second, qui date de 348, contient cette clause (Polybe, III, 24, 11) : « En Sardaigne et en Libye, aucun Romain ne fera de commerce, ne fondera de villes... (il y a ici une petite lacune; on peut suppléer « n'abordera », ou « ne fera d'achats »), sauf pour prendre des vivres et réparer son vaisseau. S'il y est jeté par la tempête, il devra repartir au bout de cinq jours. » — En 378, les Romains auraient, selon Diodore (XV, 27), envoyé une colonie de cinq cents hommes ziç iiapSojviav. S'agit-il ici de la Sardaigne, ou de quelque ville d'Italie, dont le nom serait altéré? Voir, sur ce texte, .Meltzer, I, p. 330 et .519; Pais, Ricerche slorichc, p. 557. En tout cas, si une colonie lomaine fut véritablement fondée dans l'Ile, elle ne dura pas.

5. Depuis la fin du vi" siècle il y a peu d'objets grecs dans les lombes de Sardaigne (Helbig, Annali dell Institulo, XLVIII, 1870, p. 2.3.5; Perrot, l. c, III, p. 635; von Duhn, dans Strcna Ilclbigiana, p. 60, 61, 67; Patroui, Mon, dei Lincei, XIV, p. 148 (n. 3), 205, 236; Taramelli, Ibid., XXI, p. 123), et ils ont peut-être été apportés de Carthage sur des vaisseaux puniques.

6. Voir Pais, Atti, l. c, p. 329 et suiv. Pour les inscriptions en langue phénicienne trouvées dans l'ile, voir Corpus inscr. sein., I, n"' 139-103; Aolizie degli scavi, 1911, p. 24C

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à Motyé, à Soloeis et à Panormos, près des Elymes, leurs alliés, « parce que, de là, la distance entre la Sicile et Carthage est la plus courte ». Ceux qui s'étaient rassemblés dans ces villes, peut-être dès la fin du viii^ siècle, entretenaient donc des relations avec Carthage et comptaient sur son appui. La colonie fondée, vers 580, par Pentathlos au cap Lilybée était une nienace pour eux, surtout pour Motyé, voisine du cap. Les Carthaginois durent aussi s'inquiéter de voir les Grecs s'établir dans la partie de l'île qui, étant la plus rapprochée de l'Afrique, commande le détroit et qui fait face au Sud de la Sardaigne. On peut supposer qu'ils intervinrent*, quoiqu'ils ne soient pas nommés expressément à propos des événements qui suivirent. Les Elymes mentionnés par Thuc3"dide étaient un peuple, venu . peut-être d'Orient-, qui occupait, dans le Nord-Ouest de la Sicile, la région du mont Éryx et quelques villes, dont la principale était Egeste. Les Egestains avaient alors une querelle avec les Grecs de Sélinonte. Pentathlos prit parti pour ces derniers. Il eut à combattre à la fois les Elymes et les Phéniciens^ et fut tué dans une bataille, avec beaucoup d'autres. Les survivants s'enfuirent aux îles Lipari\

Avant de faire la guerre en Sardaigne, le général carthaginois Malchus avait pendant longtemps commandé avec succès en Sicile. Prit-il part à la lutte contre Pentathlos? Ses campagnes se placent, autant qu'il semble, à une époque un peu plus

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