Gonf. Meltzer, I, p. loT
2. La plupart des auteurs anciens, entre autres Thucydide, les regardent comme des Troyens. Selon Hellanicus, ils seraient venus d'ItaHe. Meltzer (l, p. .32) croit que c'étaient des indigènes, orientalisés par des influences phéniciennes. D'autres hypothèses ont été présentées. Sur cette question, voir Freeman, Hislory of Sicily, ï, p. 542 et suiv. ; Busolt, Griechische Geschichte, 2" édit., L p. 37.5-7.
3. Ceux-ci ne sont mentionnés que dans le récit de Pausanias.
4. Sur cette atraire, voir Antiochus de Syracuse, apud Pausanias, X. 11. 3 (= Fragm. hist. graec, I, p. 181, n° 2); Diodore, V, 9, d'après Timée. Meltzer, I, p. 484; Freeman, l, p. 441-fî, 588-591; E Meyer. Geschichte, II, p. 680-1 Pais, Storia délia Sicilia, I, p. 208.
récente, vers 560-530. Justin dit qu'il soumit une partie de l'île'. On ignore' ce qui se passa en Sicile au temps de Magon et du vivant de son fils Asdrubal. L'auteur que nous venons de citer prétend qu'encouragés par la mort de ce dernier et excédés des vexations continuelles des Carthaginois, les peuples siliciens firent appel à un frère du roi de Sparte ^ Il s'agit sans doute de Dorieus^ au sujet duquel Hérodote nous a laissé quelques indications*. Après avoir échoué' dans une tentative pour s'établir sur le littoral des Syrtes^ et être retourné dans le Péloponnèse, Dorieus revint en Occident, vers la fin du vi^ siècle''. II fonda, dans le voisinage du mont Eryx, une ville qu'il appela Heraclea. Mais il ne fut pas plus heureux que Pentathlos. Peu de temps après, les Carthaginois'' et les Élymes d'Egeste l'attaquèrent. Dorieus et la plupart de ses compagnons périrent; Heraclea fut prise par les Carthaginois et détruite. A la tête de ceux qui avaient échappé au désastre, le Spartiate Euryléon s'empara de Minoa, colonie des Sélinontiens*, puis il renversa
1. XYIII, 7, 1-2 : « ...cum in Sicilia diu féliciter dimicassent (Carlhaginienses)... ducem suum Malchum, cuius auspiciis Siciliae partem domuerant. » On s'est demandé s'il n'eut pas à combattre Phnlaris, tyran d'Agrigente à cette époque (voir Holm, Geschichte Siciliens, I, p. 195).
2. Justin, XIX, 1, 9 : « Siciliae popuiis propter adsiduas Karihaginiensium iniurias ad Leonidam fralrem régis Spartanorum concurrentibus, grave iiolium natum, in quo diu et varia Victoria proeliatum est. »
3. Il faudrait, dans le passage cité à la note précédente, corriger Leonidam en Leonidae, comme l'ont fait Gutschmid et Riihl : Dorieus était frère de Léonidas. Contra : Unger, Rheinisches Muséum, XXXVII, 1882, p. 178.
4. V, 43" 46-48: VU, 158 et 205. Voir aussi Diodore, IV, 23 (probablement d'après Timée); Pausanias, III, 16, 4-5. Holm, I, p. 195-7: Meltzer, 1. p. 199-200; Kreeman, II, p. 92 et suiv. ; E. Meyer, il, p. 808: Busolt, II, p. 757-8; Niese, Hermès, XLII, 191)7, p. 420-2, 4.53-4: Gostanzi, Rivisla di filologia classica. XXXIX, 1911, p. 333-360.