‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 379 sur 468 · Diodore, XI, 21 ; XIII. oo · texte numérisé non relu

Diodore, XI, 21 ; XIII. oo

"i. Hérodote, VII, 165. Anaxilas envoya ses fils en otages au général carlhaginiiis Hamilcar.

savaient surtout que les Grecs d'Orient ne pourraient pas assister leurs frères de Sicile. Le roi de Perse, Xerxès, faisait à cette époque d'immenses préparatifs pour écraser les vainqueurs de Marathon. Loin de penser à prêter à Gélon une aide que, selon Hérodote, ils lui avaient déjà refusée quelques années auparavant', les Grecs de la mère patrie lui demandaient de venir à leur secours ^

On a vu^ que les rois de Perse, maîtres de la Phénicie, s'attribuaient des droits sur les Phéniciens d'Occident. Darius avait peut-être ordonné aux Carthaginois de coopérer à l'invasion de la Grèce ; ils se seraient alors excusés, alléguant les guerres continuelles qu'ils avaient à soutenir contre leurs voisins*. L'historien Ephore^ racontait que, plus tard, au temps oîi Xerxès préparait son expédition, des députés perses et phéniciens A'inrent leur enjoindre d'équiper la plus grande flotte qu'ils pourraient» de passer en Sicile et d'y abattre les Grecs, puis de se diriger vers le Péloponnèse. Les Carthaginois auraient obéi. Nous ne savons pas si cet ordre fut véritablement donnés mais on peut admettre^ qu'il y eut tout au moins une entente entre le grand roi et Carthage% dont l'intérêt évident était de combiner leurs attaques.

Pour Carthage, le prix de la victoire devait être non seulement la Sicile, si fertile et si favorablement située entre les deux bassins de la mer intérieure, entre l'Afrique et l'Europe, mais

1. flérodole, VIII, lo8 (lors de la guerre mentionnée plus haut, p. 4.32).

2. Hérodote, VII, 14.3, 153, 157-162. Éphore, dans Fragm. hist. graec, I, p. 264, nMll. Etc.

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