‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 389 sur 468 · Voir plus haut, p. 4H · texte numérisé non relu

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4. Orsi (Monumenti dei Lincei, IX, p. 538) est disposé à croire qu'ils s'assurèrent la possession de Panlelleria au début du vir siècle. On a découvert dans Tile des poteries corinthiennes (ihid., p. 523 et 532, fig. 56 et 69) et des lîgurines en terre cuite (p. 528-530, fig. 61-6.3), qui datent du vi* siècle. Il n'est pas impossible qu'elles aient été apportées de Carthage, car des objets semblables se retrouvent dans les tombes de cette ville.

5. Pour la date de ce Périple, voir Unger, Pldlologus, XXXIII, 1874. p. 20-45 : en l'année 347.

6. § 111 (Geogr. gr. min., I, p. 89) : vriO-ot -rpsrç (juxpa't... -Ltv'o Kap/r,oo/:wv olxov[Xîvai .MeXÎTr,, TtôX:; xal ),t{i.r,v, Fa-j/o; 7:ô).'.;, AaixTiâ;- aOtT, Tr'jpyo'j; '{yv. ovo î) Tpeïi;. Le Périple indique une distance d'un jour entre Kôtr^po; (Panlelleria) et le cap Lilybée, ce qui prouve que l'île servait de point de relâche. — Les catacombes de Lampédouse ne sont^sans doute pas puniques, quoi qu'en dise Tissot {Géographie, I, p. 239).

7. S. v. Mî/cTr, : ïaz: xat 7tô>.;; aTioixo; Kapyrjoovîwv. Tite-Live (XXI, 51) mentionne la garnison carthaginoise qui occupait Malle en 218.

8. Vers le vi° siècle, selon Mayr, die Insel Malta, p. 82. II remarque que la façon

L'histoire des Carthaginois en Espagne est fort obscure pour la période antérieure aux conquêtes des Barcides (au m^ siècle \

Il est certain qu'en 348, ils avaient des intérêts à défendre dans le Sud de la péninsule : le traité qu'ils conclureirt à cette date avec les Romains interdisait à ceux-ci de faire du butin et du commerce et de fonder des villes au delà de Mastia de Tarséion^ (c'est-à-dire Mastia, dans le pays de Tarséion^) : il s'agissait probablement du lieu où Carthagène fut fondée plus tard^, près du cap de Palos.

A la même époque, le Périple de Scylax indiquait sur la côte d'Europe, au delà des Colonnes d'Héraclès, un grand nombre de places de commerce occupées par les Carthaginoise. Éphore, qui écrivait vers le même temps ^, signalait, en deçà

dont Hécatée indiquait Gaulos (Fragm. hist. qraec, I, p. 24, n" 313 : Fa-j/oî, vT.To; Tcpb? T-r, Kap7r,6ôv0 permet de supposer que cette île appartenait alors aux Carthaginois.

\. Voir à ce sujet Meltzer, I, p. 164-8 (et 486), 181-2, 314, et II, p. 102-4, 499-503; Atenstàdt, dans Lcipziger Studien, XIV, 1891, p. 45-60; Kirner, dans Studistoriciy II, 1893, p. 190-202; E. Meyer, Geschichte, III, p. 675-8; Jullian, Revue des éludes anciennes, V, 1903, p. 316-325.

2. Polybe, III, 24, 4 : MaaTJaç Tapaoioy \iy\ Vr^^îaSa; èîiéy.îtva 'PwfAa:o-j;, [if|5' è|i7îop£-j£(79at, [irfiï 'k6\vi y.xiîe'.v.

3. Voir plus haut, p. 406, n. 3. Meltzer (I, p. 520) propose de lire Tapar.iajv (= Mastia Tartessiorum), ce qui n'est pas nécessaire. Conf. E. Meyer, II, p. 687.

4. La ville de MaTTÎa est mentionnée par Etienne de Byzance, s. v. MaTt'.avo; (qui, dit-il d'après Hécatée, sont un peuple voisin des Colonnes d'Héraclès, en Europe). Elle est probablement identique à Voppidum Massienum, à Vurbs Massiena, que Festus Aviénus (Ora maritima, 449-450, 452) indique dans un site qui convient à celui de Carthagène : Mûllenhoff, Deutsche Altertuniskunde, I, p. 152 et suiv. ; Meltzer, I, p. 341. Rùhl {Neue Jahrbucher fur Philologie, CXXXVII, 1888, p. 347-352) croit même que, par ces expressions, Aviénus a voulu désigner la ville de Carthagène (fondée au m' siècle) : ce qui ne me paraît pas admissible. Unger (Philologus, IV" Supplementband, 1884, p. 242-4) place Vurbs Massiena plus au Sud-Ouest, à Aguilas.

5. § l (Geogr. gr. min., I, p. 16) : 'Atco 'Hpa/./.eJwv SrcjAôiv xiv Iv -fi E-JptôuYi ifiTrôp'.a Tto),).à Kap-/r|Sovî(jov.

-6. Éphore, qui, avant de mourir, acheva le vingt-neuvième livre de son bis-

du détroit, sur le rivage méridional de l'Espagne, des Libyphéniciens, colons établis par Carthage'. Ces Libyphéniciens sont aussi mentionnés par Festus Aviénus-, dont le poème reproduit, pour la description du littoral méditerranéen de la péninsule, un Périple grec, rédigé au plus tard au début du IV'' siècle.

Pouvons-nous remonter plus haut?

A la fin du vii^ siècle et au siècle suivant appartiennent de nombreuses sépultures qui ont été retrouvées en Andalousie, dans la région de Carmona (à l'Est de Séville) % et aussi sur le littoral Sud-Est de l'Espagne, entre Carthagène et Almeria*. Les dispositions des tombes, les rites funéraires et une partie du mobilier prouvent que les morts étaient des indigènes ^ Mais ces tombeaux contiennent un grand nombre d'objets, poteries, bijoux, ivoires ou os gravés, œufs d'autruches peints et gravés, verroteries, qui sont de fabrication phénicienne. Ont-ils été faits à Carthage? C'est possible ^ mais on ne saurait l'affirmer. Et quand même nous en aurions la preuve, il ne s'ensuivrait pas que les Carthaginois aient eu alors des possessions dans le Midi de la péninsule; peut-être se contentaient-ils d'apporter des marchandises sur quelques points du littoral. A partir de

toirc, travaillait encore à cet ouvrage après le passage d'Alexandre en Asie (en 334) : voir Clément d'Alexandrie, Strom., I, 21 (Migne, Patr. gr., VIII, p. 876). On a même des raisons de croire que le vingt-septième livre ne fut écrit qu'après cette date (Laqueur, dans Hermès, XLVI, 1911, p. 335). Mais Éphore s'élait mis à l'œuvre beaucoup plus tôt. L'indication dont nous parlons se trouvait probablement au quatrième livre (E-jpaS7:ri).

i. Pseudo-Scymnus, 196-8 {Geogr. gr. min., I, p. 203), d'après Ëphore :

Tâ)v 7:pô; To Sapôwov oï TiéXayo? ■/.eijj.Ivwv Or/.o'ja'. AiSusoîvixîc, i/. Kap-/r)5ôvo; 'ATVof/.tav XaêévTeç.

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