‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 2)Chapitre 39 sur 468 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

2. Bell, aj'ric, LXVIII, 4 (vingl-deux chameaux de l'armée de Juba, pris par les Romains).

3. Une terre cuite de Sousse, qui date probablement du second siècle de notre ère, représente un homme sur un chameau (Reinach, /. c). Il n'est pas certain, cependant, que cette flgurine ait été faite sur un moule fabriqué dans l'Afrique latine. Voir aussi une peinture murale de la région de Sousse, qui date du Haut-Empire : Calalogue du musée Alaoui, Supplément, p. 40, n° 88.

4. Amniien Marcellin, XXVIII, 6, 5 : en 363, le général Romanus exige des habitants de Leptis Magna quatre mille chameaux pour faire ses transports. — Voir aussi Végèce, III, 23 (conf. Gagnât, l. c, p. .333, n. 4); Vibius Sequester, dans Geographi latini minores, édit. Riese, p. 147, 1. 29-30.

5. Procope, Bell, vand., I, 8, 23 et suiv. ; II, il, 17 et suiv. Corippus, Johannide, II, 93, 474; IV, 597; V, .331, 377, 422 et suiv., 489; VI, 83, 194; VII, 236, 341; Vill, 40.

6. Dessins et bas-reliefs : Mélanges de l'École de Rome, X, 1890, p. 580, et Corpus inscr. lat., VIII, 17 978, n" 33 (au Sud-Ouest de Riskra) ; Bull, de r Académie d'Hippone, XVIII, p. XXIV et 125, pi. VII, flg. 3 (au Sud-Ouest de Tébessa); Bull, archéologique du Comité, 1902, p. 407, pi. XL VII, fig. 7; ibid., 1906, p. 116 (Sud de la Tunisie); Denham et Clapperton, Narrative of travels and discoveries, pi. à la p. .303 (conf. Tissot, I, p. 333, flg. 22); Méhier de Malhuisieulx, dans Nouvelles Archives des missions, XII, 1904, pi. X (Ghirza en Tripolitaine; plusieurs images de chameaux, dont l'un est attelé à une charrue). Aucune de ces images ne parait être antérieure au Bas-Empire. — Lampe chrétienne : Catalogue du musée Alaoui, SuppL, p. 246, n" 1436, pi. XGVII, flg. 6.

7. Les chameaux furent aussi employés dans le Tell : voir Ammien Marci'Uin, XXIX, 3, 33; Comptes rendus de VAcadéjnie des Incriptions, 1906, p. 118). Mais ils s'y répandirent peu, semble-t-il; le climat" du Tell ne leur convient pas. Au ■Vi'= siècle, les chevaux des troupes vandales et byzantines qui allaient combattre dans le Sud n'étaient encore accoutumés ni à leur aspect, ni à leur odeur.

8. La prospérité économique de la Tripolitaine prit certainement un grand essor sous la dynastie des Sévères, dont le chef était originaire de Leptis Magna. Ge fut à celte époque que Rome mit des garnisons dans les oasis situées sur les roules du Soudan, ce qui favorisa évidemment le commerce des caravanes. Peuttilro le développement du trafic transsaharien fit-il alors adopter définitivement l'usage du chameau. — Notons qu'il la fin du m' siècle, l'Africain Arnobe

daiit le silence de Pline, qui était allé en Afrique, paraît interdire de remonter plus haut que la lin du premier siècle ^

Au temps d'Hérodote, au v" siècle avant notre ère, c'était sur des chars attelés de quatre chevaux que les habitants du Fezzan actuel, les Garamantes, allaient donner la chasse aux Éthiopiens troglodytes ^, qui vivaient peut-être dans le Tibesti. Des Éthiopiens occidentaux, établis sur la côte de l'Océan, en face de l'ile de Cerné, dans un pays privilégié, il est vrai, mais enveloppé par le désert, passaient pour de bons cavaliers, au iv^ siècle avant Jésus-Christs Outre leurs chevaux, les Garamantes possédaient des bœufs*, qui servaient de montures^ et probablement de bêtes de somme. Ils ont pu emplo3^er aussi des ânes S quoiqu'aucun texte n'en mentionne. Or, si le chameau peut rester une huitaine et même une dizaine de jours sans boire, le cheval, pour ne pas parler du bœuf, est beaucoup plus exigeant. Les indigènes qui s'avançaient à travers le Sahara à cheval ou sur des chars s'astreignaient-ils à emporter des provisions, destinées à abreuver et à nourrir leurs bêtes

(II, 25) parle du chameau comme d'un animal qu'il connaît bien : « (discit) camelus sese submittere, sive cum sumit onera, sive cum ponit ».

1. Rohlfs (cité par Schlrraer, p. 131) a soutenu que le méhari est un animal propre au Sahara, distinct du chameau d'origine arabe. Mais cette opinion est certainement erronée. Le méhari est un chameau dont les qualités de vitesse et d'endurance ont été obtenues par sélection et dressage : conf. Gautier, la Conquête du Sahara, p. 84-83.*

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