Conf. plus haut, p. 435; voir aussi p. 432, n
2. Je ne crois pas qu'il soit possible de placer en Espagne le Kx'/.hi àv.pojtr.p'.ov indiqué par ce traité (Polybe, 111, 22, 5) : opinion de quelques savants, entre autres Miiller, édit. de Ptoléniée, n. à p. 150 (il l'identifie avec le cap de Palos) ; C. Th. Fischer, De Hannonis Carlhaginiensis Periplo (1893), p. 83-84 (cap de la Nao); Hâbler, Berliner phiiclogische Wochenschrift, 1894, p. 1284-5; Th. Reinach, Rev. des études grecques, XI, 1898, p. 44, n. 3. Contra : E. Meyer, Geschichte, II, p. 709. Pour ce « Beau promontoire », voir plus loin, p. 4o.''5 et 45".
3. Comnje le pensent Movers, II, 2, p. 659; MùUenhoiï, 1. p. 499; E. Meyer, II, p. 708 ; etc.
4. Kirner {l. c, p. 197-8) croit que les Étrusques et même les Marseillais ont pu leur barrer la route de ce côté.
0. Opinion de MuUenhoff, I, p. 111; d'Atenscâdt, /. c, p. 44, 47.
6. Vers 440, Hérodore {Fragm. hist. graec., 11, p. 34, n° 20) ne mentionne pas non plus les Carthaginois dans une énumération des peuples du littoral de l'Espagne méridionale; d'où Uuger (Philologus, lY" Supplemeoli)and, p. 198-9) et Atensladt (/. c, p. 45-47) concluent qu'ils ne s'étaient pas encore établis sur celle cùte. Contra : Kirner, l. c, p. 192-3.
7. On lit dans Pline l'Ancien (III, 8) : « In universam Hispaniam M. Yarro pervenisse Hiberos et Persas et Phoenicas Celtasque et Poenos tradit. » Varron plaçait donc la venue des Carthaginois en Espagne après celle des Celles. Mais nous ignorons quand ceux-ci pénétrèrent dans la péninsule; ce ne fut peut-être pas avant le iv' siècle : voir Déchelette, Manuel d'archéologie préhistorique. II,
'. 568, n. 4, et p. 576, n. 1. D'ailleurs, il faudrait savoir si Varron ne faisait j) s .-îllusion à la conquête d'une grande partie de l'intérieur de l'Espagne par
FORMATIOiN DE L EMPIRE DE CARTHAGE. 443
ginois s'implantèrent en Espagne à une époque beaucoup plus lointaine. On sait que, dès le milieu du .vu'' siècle, ils avaient occupé l'île d'Ibiça, à peu de distance de la côte ibérique*. Alors qu'au siècle suivant, ils donnaient des preuves de leur activité et de leur force en Sicile et en Sardaigne, ils ne pouvaient pas se désintéresser d'une contrée qui, bien plus que ces deux îles, avait enrichi les Phéniciens pendant fort longtemps. Ils ne pouvaient pas l'abandonner aux entreprises audacieuses de ces Phocéens, qu'ils eurent à combattre, sans doute plusieurs fois, au vi** siècle, dans les eaux de la Méditerranée occidentale. Ce serait donc vers le même temps, dans la seconde moitié du siècle, que nous serions disposé à placer leur intervention en Espagne ^.
Elle fut motivée, selon Justin', par une attaque d'indigènes contre Gadès. Les Carthaginois envoyèrent du secours à leurs frères et, par une heureuse expédition, les délivrèrent du danger qui les menaçait.
Peut-être les Gaditains, débarrassés de leurs ennemis, regrettèrent-ils d'avoir accepté l'assistance de protecteurs trop puis-
les Barcides, au in° siècle (comme Strabon, dans un passage où il dit à peu près la même chose : III, 4, 5), en négligeant les établissements plus anciens que les Carthaginois possédaient sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan.