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2. Opinion de Meltzer (I, p. 427), de Mùller (édit. de Ptolémée, n. à p. 025) et d'autres; combattue par Tissot, Géographie, I, p. 130 et 141.
3. Pour ce qui suit, voir Hérodote, V, 42. Meltzer, I, p. 182-.j; Busolt, 2" édit., 11, p. 7.50-7; E. Meyer, II, p. 800-7.
4. Philippe de Crotone, qui, ayant dû quitter sa patrie, s'était retiré à Cyrène, devint un des compagnons de Dorieus et prit part à l'expédition de Sicile (Hérodote, V, 47). Peut-être avait-il participé auparavant à l'expédition de Libye : Nies!\ Hermès, XLIl, 1907, p. 425.
3. Méliier de Alathuisieulx, Nouvelles Archives des missions, XIII, 1904, p. 90. Cette rivière est appelée aussi oued el Khaâne, oued el Mghar el Grîne : Vivien de Saint-.Martiu, le Nord de l'Afrique dans Vanliqailé, p. 52; Tissot, Géographie, l, p. 144.
b. IV, 198. Conf. plus haut, p. 09-70.
avait disparu : la ville punique que signalent des documenta postérieurs fut appelée par les Grecs Nîà-oA'.;', nom qui indique peut-être une nouvelle fondation sur un site anciennement occupé. On peut croire aussi que Carthage n'avait pas encore étendu sa domination de ce côté : autrement l'acte du prince lacédémonien aurait été trop audacieux et aurait provoqué des hostilités immédiates.
Ce fut seulement au bout de trois ans que les Carthaginois, unis à des indigènes de la côte, les Maces ^, chassèrent Dorieus, qui retourna dans le Péloponnèse ^ Les ruines de sa colonie se voyaient encore au milieu du iv'' siècle ^
Carthao^e affirma ainsi sa volonté de se réserver les rivasres méridionaux du golfe syrtique. Elle empêcha les Grecs de renouveler la tentative de Dorieus en fixant, au fond de la grande Syrte, une limite qu'ils ne devaient point dépasser. D'après ce que nous venons de dire, cette frontière n'existait pas à la fin du vf siècle. Hérodote (vers 430) paraît l'ignorer et il ne parle pas plus des Carthaginois que des Phéniciens dans les quelques pages qu'il consacre aux populations des côtes africaines, à l'Ouest de la Cyrénaïque^; il est vrai qu'il se propose de faire connaître les mœurs des indigènes et qu'il omet sans doute à dessein les colons d'origine étrangère*. Mais la frontière était certainement constituée lors de la rédaction du Périple de Scylax, au milieu du iv' siècle. xAprès avoir énuméré un certain nombre de villes, — entre autres Néa-
1. Périple de Scylax, § 109 et 110 (Geogr. .jr. min., 1, p. 85 et 86). Stralion, XVII, 3, 18. Ptolémée, IV, 3, 3. Denys le Périégète, 205 {Geogr. gr. min., II, p. 113). 2: Mixa'..